«Aujourd’hui, Josée est quelqu’un de très précieux dans ma vie. Je ne voudrais pas la perdre. Quand j’ai été malade, elle était présente. Si j’ai besoin, je peux appeler Josée à n’importe quel temps. Je suis très heureuse de l’avoir», confie-t-elle. Quelques heures par semaine, Josée Bédard visite Mme Bernard, histoire de se divertir. Les jeux de cartes sont populaires, mais le duo apprécie également les bons repas au restaurant ainsi que le magasinage. Les deux résidentes de Vanier partagent une passion commune, les téléromans. Elles en discutent au téléphone afin de faire un retour sur les épisodes diffusés au cours des dernières jours.
Ce jumelage entre filleule et marraine existe depuis plusieurs années au Centre de parrainage civique de Québec (CPCQ). Présentement, 68 jumelages actifs sont en cours et 85 personnes sont en attente d’un parrain. De ce nombre, 25 d’entre elles sont des aînés âgés entre 60 et 78 ans. Le service s’adresse particulièrement à des résidents de la grande région de la Capitale-Nationale vivant avec un problème en santé mentale.
Afin de diminuer de façon importante la liste d’attente, un programme spécifique pour les personnes âgées a été mis en place. Intitulé le Trait d’union, le projet pilote financé par le programme fédéral Nouveaux horizons vise à jumeler des personnes vieillissantes ayant des incapacités. «On veut créer des liens entre ces personnes-là pour qu’il y ait de la reconnaissance et du partage de connaissances», explique la coordonnatrice du Centre de parrainage civique de Québec (CPCQ), Monique Maltais.
Grâce à Trait d’union, le CPCQ espère aussi recruter de 20 à 30 bénévoles et identifier une quinzaine d’aînés vulnérables. L’organisme souhaite trouver des parrains de différentes générations. «Il y a beaucoup de richesse dans l’intergénérationnel, fait valoir Mme Maltais. On se dit que les jeunes avec leur façon d’être et leur gaieté, apportent beaucoup. Ça brise l’isolement. Cet échange dynamisant permet un transfert d’expertise et de compétences. Les aînés ont beaucoup à apporter. Même si on a un handicap, on a vécu avant. On a des choses à dire et à échanger autant avec des jeunes qu’avec des personnes âgées.»
Pour plus d’infos: www.cpcq.ca
L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo








