Après avoir atteint les sommets de nombreuses montagnes telles que le Kilimandjaro et l'Everest en 2008, l'aventurier a complété son exploit en participant à une expédition de sept jours le menant au dernier degré du globe. Un voyage, selon lui, digne des grands explorateurs.
Après un an de préparation, François-Guy Thivierge était fin prêt à affronter les grands froids. Avec une équipe de six explorateurs, guidée par un l'alpiniste belge Alain Hubert, l'aventurier a quitté, le 6 avril, la base russe de Barnéo, située au 89e degré, avec ses skis de fond et un traîneau de 50 kg.
En tout, l'équipe a skié de huit à dis heures par jour, ce qui équivaut à une distance de 15 à 18 km. Contrairement au Pôle Sud, le parcours se déroulait dans un paysage aride composé de crevasses et d'eau. François-Guy Thivierge affirme, qu'outre le froid, traverser un tel territoire a été le plus grand obstacle de l'équipe. «Ce fut les sept jours les plus difficiles de ma vie.»
Malgré tout, l'alpiniste n'a pas cessé de s'émerveiller devant le paysage. «C'était un paysage lunaire avec 1000 formes et 1000 images.» François-Guy Thivierge a, entre autres, découvert un lieu semblable à New-York. «En m'approchant, je pouvais même discerner les deux tours», a-t-il raconté. L'explorateur a aussi croisé un personnage de neige lui montrant la direction du Nord. Toutefois, ce que François-Guy Thivierge a trouvé le plus beau, c'est le son de l'hélicoptère qui venait les chercher. «C'était comme dans James Bond», a indiqué à de nombreuses reprises l'aventurier.
L'alpiniste considère qu'un tel périple apporte un «ressourcement personnel incroyable» et c'est pourquoi il n'est pas près d'arrêter ses aventures. «Je ne vais pas prendre ma retraite, je suis en feu», a-t-il dit convaincu. En fait, François-Guy Thivierge compte traverser le Canada en ski de fond et même faire le tour du monde à vélo. Toutefois, pour l'instant, il se concentre sur la sortie de son livre à l'automne. «Je vais arrêter quand je vais être mort.»






