Monsieur le ministre Hamad,
Lorsque le gouvernement du Québec et Hydro-Québec ont procédé au démantèlement de la filiale mise sur pieds par le gouvernement de Bernard Landry, Hydro-Québec Gaz et Pétrole, filiale créée pour valider le potentiel pétrolier et gazier d'Anticosti, dont tous les droits devenaient la propriété de tous les Québécois et Québécoises, est-ce que le prenmier ministre Charest a consulté ses ministres et ses députés avant de procéder au démembrement d'HQGP? Comment et à quel prix, à quelles conditions, s'est prise la décision de céder ces droits à des compagnies privées, telles que Corridor Resources, Junex et Pétrolia? S'il y avait eu des appels d'offres publics, on l'aurait su!
Pourquoi cette vente s'est-elle effectuée dans le plus grand secret? Pourquoi la population, qui est propriétaire à 100% d'Hydro-Québec, est-elle tenue dans l'igorance la plus totale sur les conditions de cession des droits publics à devenir des droits privés?
Selon l'IEDM, la valeur du pétrole contenu dans le sous-sol d'Anticosti aurait une valeur de 400 milliards de dollars ( La Presse, 26 avril 2012, Hélène Baril ). Et selon Kathleen Lévesque du quotidien Le Devoir, la valeur serait plutôt de 4 milliards de dollars.
Monsieur le ministre Hamad, la question intéresse certainement les gens de la grande région de Québec : Est-ce que le premier ministre a pris sa décision seul, ou avez-vous participé, comme député et ministre à la prise de décision qui faisait passer un bien public à un bien privé, sans que la population en connaisse les modalités? Si vous n'êtes pas en mesure de dire à la population à quelles conditions fut cédés les actifs d'Hydro-Québec Gaz et Pétrole, comment pourrions-nous vous faire confiance dans le dossier du Plan Nord?
Si vous faites un simple calcul, la valeur brute pour chacun des 8 000 000 de Québécois serait entre 50 000$ si on prend les chiffres de l'IEDM, et 500 000$ par Québécois si on prend les données du Devoir.
André Mainguy, Longueuil







