Leur projet, le Défi d’aventure pour un voyage humanitaire en éducation (DAVE) au Maroc, leur permettra non seulement de découvrir de nouvelles contrées, mais également de sensibiliser les autorités marocaines à la nécessité d’offrir des programmes scolaires publics adaptés aux personnes vivant avec la trisomie 21 ou la déficience intellectuelle.
Réalisé étroitement avec l’Association pour l’intégration sociale région de Québec, le projet est porté par quatre organisateurs qui ont à cœur la cause de la déficience intellectuelle. Denise Juneau est la maman d’un fils handicapé et Catherine Houle a un frère présentant une déficience intellectuelle. Aux deux premières se joignent Sébastien Matte, un enseignant au secondaire en adaptation scolaire, et Claudia Fillion, une éducatrice spécialisée.
L’idée de DAVE Maroc a pris naissance après la diffusion du documentaire montréalais Trisomie 21 – Le défi Pérou qui raconte les aventures de six jeunes adultes ayant une trisomie 21 et six étudiants en éducation spécialisée pendant l’ascension du Machu Picchu.
«On s’est dit qu’on aimerait mettre sur pied le même projet ici, raconte Denise Juneau, qui est également une employée du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec. Peu de temps après, on a rencontré un homme qui nous a parlé de sa sœur qui habitait au Maroc et qui avait une fille trisomique. On s’est dit que ça pourrait être notre destination.»
Dans ce pays du Maghreb, la situation pour les personnes atteintes de déficience intellectuelle se compare un peu à celle qui avait cours au Québec il y a 30 ans. «Là bas, c’est surtout ceux qui ont les moyens qui peuvent envoyer leurs enfants à l’école. On veut donc apporter des programmes scolaires, du matériel à l’Association pour la scolarisation des enfants trisomiques du Maroc. Être capable de lire et de se débrouiller, ça permet aux jeunes qui ont une déficience intellectuelle de s’intégrer dans la communauté», assure Mme Juneau.
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