«J’entends coucher dans ma tente toute la semaine, a précisé Maxime Leblanc après qu’il eut dressé hier en fin d’après-midi sa tente sur le terrain du complexe où est situé le bureau de la ministre des Affaires intergouvernementales, présidente du Conseil privé de la Reine pour le Canada, ministre de la Francophonie et ministre responsable de la région de Québec. Je suis par contre déçu d’être seul pour vivre cette expérience. Des amis m’avaient indiqué qu’ils m’accompagneraient, mais à la dernière minute, ils ont changé d’idée.»
Plusieurs groupes de Canadiens ont agi de la même façon à la grandeur du pays. Ils voulaient ainsi démontrer que le Canada est dans le même lit que les autres pays en ce qui a trait aux changements climatiques. Pour régler cette crise, ils estiment que tous les états du monde doivent travailler ensemble. En particulier, le Canada a une responsabilité historique de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et de fournir l’aide nécessaire aux pays en voie de développement dans leurs efforts d’adaptation aux Impacts des changements du climat.
«Il est honteux que le gouvernement fédéral ne travaille pas à protéger notre avenir. Il fait en sorte de bloquer le progrès des négociations en soumettant des millions de personnes dans le monde entier au déplacement et à la mort en raison des conséquences des changements climatiques. Le Canada doit reconnaître ses responsabilités, arrêter de bloquer le progrès et s’engager à un traité juste, audacieux et contraignant à Copenhague», d’ajouter Maxime Leblanc.
C’est en constatant certains gestes posés par son père que le jeune homme originaire de Saint-Hyacinthe a décidé de s’intéresser à la protection de son environnement.
«Je suis très désappointé que le Canada demeure inflexible sur ses positions quant à l’émission de gaz à effets de serre. Le pays devrait diminuer de 25 % à 40 % ses émissions d’ici 2020 pour répondre aux normes internationales. Comme c’est parti, il diminuera seulement de 3 %. C’est bien loin de l’objectif à atteindre. Les Canadiens devraient être des leaders en la matière plutôt que des traînards. Cela explique les raisons de ma présence devant le bureau de la ministre. Je voulais aussi appuyer les actions prises par les membres de la délégation jeunesse canadienne à Copenhague», de conclure Maxime Leblanc.
Par ailleurs, l’étudiant dit avoir expédié plusieurs lettres à la ministre Josée Verner sur la question, sans réponse. Or, au bureau de la ministre responsable de la région de Québec, on dément catégoriquement cette affirmation. Non seulement l'équipe de Mme Verner n'a jamais reçu de lettres du jeune homme. Mais, au surplus, on indique n'avoir pas davantage reçu de demande d'entretien.
L'adjointe aux communications de la ministre fédérale de Louis-Saint-Laurent, Rébecca Salesse, allègue que «si cela avait été le cas Mme Verner aurait pris soin de répondre à Maxime Leblanc. Comme elle le fait toujours aux électeurs qui lui font parvenir leurs doléances».






