Le taux normal et idéal d’inoccupation se situe à 3%. Toutefois, à Québec, les logements sont rares, particulièrement ceux destinés aux familles. Ce qui fait dire aux intervenants de différents secteurs de la ville de Québec qu’il faut un plan «ambitieux» de développement de logements sociaux sur cinq ans. Au moins 50 000 logements sociaux seraient nécessaires, selon eux.
Le premier ministre Charest s’est quant à lui engagé, pendant la dernière campagne électorale, à construire 15 000 de ces logements en cinq ans. «Ça ne répond pas à tous les besoins, mais il faut au moins que ceux-là se fassent», a indiqué M. Saillant.
La situation est particulièrement difficile dans l’ouest de la ville, où le taux d’inoccupation est aussi bas que 0,4%, et jusqu’à 0,1% pour les logements familiaux.
La problématique du coût des loyers est aussi un élément qui préoccupe les organismes d’aide au logement. À Québec, près de 40 000 locataires, soit environ 35% de ceux-ci, consacrent plus de 30% du revenu familial au logis. Pis encore, parmi ceux-là, 7000 y consacrent plus de 80% de leur revenu, une situation critique qui pousse ces locataires à couper dans des achats essentiels comme la nourriture. Les intervenants du milieu rencontreront d’ailleurs le maire Régis Labeaume pour discuter des avenues possibles pour la construction de nouveaux logements sociaux.







