À dix jours du scrutin, les intentions de vote des électeurs de la Capitale se manifestent de la façon suivante: 41,6 % ADQ; 29,3 % PLQ; 21,9 % PQ; 3 % PV (Verts); 3 % QS (Solidaires); et 1 % autre. Après répartition des données par secteur, on constate que les banlieues est et ouest sont pratiquement acquises à l'Action démocratique de Mario Dumont, alors que des courses à trois animent la haute-ville.
Plus spécifiquement, selon le directeur et analyste recherche chez Axiome, Martin Dubé, «les circonscriptions de Charlesbourg, Chauveau, Jean-Lesage, La Peltrie, Montmorency et Vanier sont fortement dominées par les candidats de l'ADQ. Ceux-ci peuvent compter sur un appui important de 40 % à 55 % des voix potentielles. C'est énorme et quasi immuable malgré une marge d'erreur de 9 % dans notre modèle d'attribution des comtés.»
En ce qui a trait aux trois autres circonscriptions, la lutte semble très serrée. Au moment d'écrire ces lignes, le Libéral était en avance dans Jean-Talon, le Péquiste menait dans Louis-Hébert et l'Adéquiste se démarquait dans Taschereau. En périphérie, Axiome estime que le PQ est en avance dans Charlevoix, tandis que l’ADQ mène dans Portneuf. Sur la rive-sud (Chaudière, Beauce et Étchemin), l’ADQ se montrent largement en avance.
Côté contenu, image et personnalité, le sondage Axiome indique que les répondants considèrent à 49,3 % que Mario Dumont (ADQ) a remporté le débat des chefs, contre 31 % pour André Boisclair (PQ) et 19,6 % pour le premier ministre sortant Jean Charest (PLQ). Aspect révélateur, alors que Dumont et Boisclair score fort (respectivement 86 % et 85 %) auprès de leurs sympathisants, Charest n’obtient qu’un maigre 64 % de faveur dans ses rangs.
Lorsqu’on demande qui ferait le meilleur premier ministre du Québec, Mario Dumont reçoit 39 % d’appui, suivi de près par Jean Charest à 38 %, alors qu’André Boisclair ferme la marche à 20 %. Les choses se gâtent pour l’ADQ quand vient le temps de parler d’équipe. En effet, 59 % des électeurs sondés trouvent que le PLQ présente les meilleurs candidats, contre 22 % au PQ et à peine 16 % à l’ADQ.
Enfin, concernant l’analyse du transfert de vote, Axiome observe que c’est l’ADQ qui va chercher le plus d’allégeances chez ses concurrents. À cet égard, le parti de Mario Dumont semble séduire 13 % d’anciens voteurs péquistes et... 30 % d’ex-libéraux. Selon l’analyste d’Axiome, c’est ce qui fait croire à un potentiel raz-de-marée adéquiste dans la Capitale à l’élection du 26 mars. Reste à voir comment ses intentions évaluées à 100 % se concrétiseront en votes, alors que le taux de participation oscille autour de 70 % au provincial. Plusieurs autres facteurs, tels un retrait du vote de protestation ou une bourde majeure de fin de campagne, peuvent changer la donne.
Méthodologie: sondage Axiome mené du 14 au 17 mars, auprès de 1 039 résidents des neuf circonscriptions de Québec. Marge d'erreur à 3,04 % 19 fois sur 20.







