Tribune libre: La schizophrénie: abolir les tabous

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OPINION. Bien que la schizophrénie entretienne encore de nombreux préjugés dans la tête du profane, notamment qu’elle soit associée à la violence, le sexagénaire Bernard Saunier, atteint de schizophrénie depuis la vingtaine, est parti en croisade contre les tabous véhiculés par cette maladie.

C’est un secret de polichinelle que la maladie mentale est encore traitée aujourd’hui comme l’enfant pauvre du système de santé québécois, et la schizophrénie ne fait pas exception. De là, toute l’importance de l’implication de M. Saunier dans ses chroniques, blogues et conférences qu’il est appelé à donner sur les divers symptômes de cette perverse maladie qui, encore aujourd’hui, malgré de nombreux épisodes de lucidité, l’entraine parfois vers des voix qui l’incitent à des comportements irrationnels.

Bernard Saunier incarne, à mes yeux, un exemple de courage et de détermination fort précieux dans un monde où la schizophrénie est encore perçue comme une « tare dangereuse » qu’il faut fuir de peur de ses réactions imprévisibles, un constat erroné dans la mesure où les personnes atteintes de cette maladie suivent scrupuleusement les traitements qui leur sont prodigués par les spécialistes en la matière.  

Par Henri Marineau, Québec

Lieux géographiques: Québec

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