Le transbordement de vrac requiert peu de main-d’œuvre et beaucoup d’espace. Dans une étude de 2006, la firme d’ingénierie Tecsult disait: « Le Port de Québec est reconnu comme étant une installation compétitive pour le transport des vrac solide et liquide en raison [...] de la faible intensité en main-d’œuvre exigée par ces activités. » En 1981, une étude de la firme Pluram pour le Port se penchait sur les répercussions environnementales et économiques d'un remblaiement à Beauport 10 fois plus gros que celui envisagé aujourd’hui. L’étude estima que les retombées économiques de l’exploitation de cet agrandissement seraient mineures. Une analyse rigoureuse des études d’impacts économiques du Port de Québec effectuées entre 1980 et 2007 montre que les retombées totales (directes, indirectes et induites) du transport maritime des marchandises, pour la région de Québec, représentent une valeur ajoutée entre 0,5 et 1 % du produit intérieur brut de la région métropolitaine de recensement de Québec.
Dans notre ville du patrimoine mondial où les vastes terrains plats sont absents du littoral, il faudra un jour se questionner sérieusement sur la pertinence de laisser un Port continuer à remblayer le fleuve, avec l’aide de l’argent des contribuables, pour une activité économique à faible valeur ajoutée qui limite la qualité de vie des citoyens et l’attrait touristique de notre ville.
Jean Lacoursière
Québec







