La connaissance de l'histoire est un élément essentiel de la vitalité démocratique d'une nation, de l'exercice de la citoyenneté et de l'intégration des nouveaux arrivants, affirment les signataires. «Qui plus est, soulignent-ils, l'histoire du Québec est à bien des égards une histoire remarquable qui mérite d'être racontée aux jeunes générations et à toutes les personnes qui viennent d'ailleurs pour s'inscrire dans cette histoire.»
Or, rappellent les signataires, des études récentes de la Coalition pour l'histoire ont révélé que l'enseignement de l'histoire du Québec souffre aujourd'hui de graves lacunes qui doivent être corrigées. «Il est plus que temps d'agir pour revaloriser son enseignement», déclarent les signataires.
Ceux-ci proposent, notamment : l'accroissement de la formation disciplinaire en histoire pour les futurs enseignants, la restauration des faits marquants de l'histoire politique du Québec et du Canada dans l'enseignement secondaire, l'instauration d'un cours obligatoire d'histoire du Québec pour tous les étudiants des cégeps, la création de chaires du Québec en histoire nationale dans les universités et l'établissement, à l'Institut national de recherche scientifique, d'un axe de recherche dans ce même domaine.
Signataires de divers milieux
Cet appel citoyen est signé par des personnalités issues de divers milieux. Mentionnons, parmi les signataires, Lucien Bouchard, Bernard Landry, Jacques Parizeau, Claude Béland, Pierre-Karl Péladeau, Marie-France Bazzo, Yves Beauchemin, Rock Demers, Richard Desjardins, René Derouin, Joseph Facal, Philippe Falardeau, Denise Filiatrault, Jean-Claude Germain, Micheline Lachance, Jacques Lacoursière, Jean-Paul L'Allier, Josée Legault, Jean-François Lisée, Alexis Martin, Yann Perreau, Gilles Proulx, Denise Robert et Julie Snyder.
Inquiétude partagée
Rappelons que cet appel suit le dépôt en février dernier d'une pétition à l'Assemblée nationale allant dans le même sens, pétition signée par plus de 6 000 citoyens. Il suit aussi le dévoilement le 24 avril des résultats d'un sondage réalisé par Léger Marketing à la demande de la Fondation Lionel-Groulx. Ce sondage montre que les Québécois, en particulier les Québécois francophones, sont mécontents de l'enseignement de l'histoire du Québec dans le réseau scolaire et appuient les principales propositions mises de l'avant par la Coalition pour l'histoire.
La déclaration est accessible sur demande et sur le site : www.coalitionhistoire.org
(Source : Coalition pour l'histoire)







