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Où est l’Office québécois de la langue française?

Publié le 26 Mars 2012
Publié le 26 Mars 2012

Rien ne va plus dans la métropole du Québec…Pour en faire foi, la page couverture du dernier numéro du magazine L’Actualité nous brandit une grenouille serrant entre ses pattes gluantes une pancarte sur laquelle on peut y lire : « Ici on parle English »!

Sujets :
Office québécois de la langue française , Louise Marchand , Assemblée nationale , Québec , île de Montréal

Cette illustration plutôt percutante réfère aux résultats ahurissants d’un sondage réalisé par CROP-L’Actualité-98,5 FM auprès des Anglo-Québécois qui se prononcent, dans une proportion de 60%, en paix avec l’idée que Montréal devienne une ville à prédominance anglaise, tout en conservant le « charme francophone » pour le reste du Québec.

En y regardant de plus près, le lecteur remarque que près de 80 % des répondants âgés entre 18 et 34 ans, soit 77 %, partagent cette opinion, à l'instar de 56 % de ceux de 35 à 54 ans et 46 % de ceux de 55 ans ou plus.

En termes clairs, toute une génération d'anglophones a grandi pratiquement au cours des dix dernières années sans que personne ne leur ait exprimé que l'esprit de la Loi 101 est que la langue de référence commune au Québec est le français, à commencer par le gouvernement Charest qui, par son laxisme vis-à-vis l’application de la loi 101, laisse planer l’idée que cette loi est devenue un vestige des années ’70 auquel les anglophones ne sont plus tenus de s’attarder…aberrant!

Par ailleurs, pendant que se produit toute cette débâcle linguistique au Québec, en particulier sur l’île de Montréal, où l’Office québécois de la langue française s’est-il réfugié? Où sa présidente-directrice générale, Louise Marchand, se terre-t-elle?

Alors que les plaintes à l'Office québécois de la langue française s’accumulent de façon dramatique et scandaleuse, nous sommes en droit de nous interroger sur une possible connivence entre l’Office et le bureau du premier ministre. En effet, existerait-il une « directive informelle » du gouvernement adressée aux instances décisionnelles de l’OQLF à l’effet de ne pas appliquer de sanctions envers les contrevenants à la loi 101? Pourquoi ces plaintes ne sont-elles pas acheminées au Directeur des poursuites pénales et criminelles comme l’OQLF est autorisé à le faire? Tout ça sent la magouille…

Espérons que le projet de nouvelle Charte de la langue française qui doit être déposé cette semaine à l’Assemblée nationale par le député indépendant Pierre Curzi recevra l’appui et l’écoute d’une majorité de députés et contribuera ainsi à dénouer l’impasse linguistique dans laquelle le Québec s’achemine dangereusement!

Henri Marineau

Québec

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