À la suite de pressions politiques, la Commission de toponymie du Québec réexamine la possibilité de changer le nom de l’autoroute Henri-IV pour «autoroute de la Bravoure», une proposition rejetée unanimement par cette même commission en 2009.
Les militaires méritent le respect de leurs concitoyens et les témoignages de reconnaissance ne manquent pas dans la capitale. On ne compte plus les rues, les parcs, les plaques et les monuments en souvenir de hauts faits d’armes et de militaires qui se sont illustrés en diverses circonstances. Les militaires actifs et les vétérans sont honorés tous les 11 novembre devant les monuments que de nombreuses villes ont érigés en leur mémoire.
Dans la région de Québec, l’autoroute Henri-IV est le seul rappel de la mémoire de ce personnage et l’on ne voit pas le motif qui justifierait de le rayer du répertoire toponymique de la ville qu’il a contribué à fonder il y a 404 ans.
Henri IV est devenu roi pendant les guerres de religion. Dernier roi de France à conduire personnellement les armées au combat, il est blessé plusieurs fois et survit à de multiples tentatives d’assassinat. Après avoir rétabli la paix, il met de l’avant des politiques visant à développer la France sur tous les plans et finance des expéditions outre-mer. Samuel de Champlain n’aurait jamais fondé Québec sans l’appui moral et financier d’Henri IV dont il avait la confiance et l’affection.
Ce serait donc paradoxal de bannir ce brave au nom de la bravoure et, surtout, un manque total de respect envers un personnage historique qui a puissamment contribué à la fondation de Québec, capitale du seul État francophone d’Amérique du Nord et «berceau de l’Amérique française».
Jean Dorval, président de la Société historique de Québec, avec l’appui de André G. Bélanger, président de la Société de généalogie de Québec; Gaston Bernier, président de l’Association pour le soutien et l'usage de la langue française; Jacques Bernier, professeur d’histoire (Laval); René Cloutier, président de la Société d’histoire de Charlesbourg; Rita Cormier, présidente de l’Association acadienne de la région de Québec; Alain Côté, président de la Société d’histoire de Sainte-Foy; Caroline Desbiens, porte-parole du Mouvement Québec français de la Capitale nationale; Gaston Deschênes, historien; Michel de Waele, professeur d’histoire (Laval); André Dorval, coprésident de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs; Pierre Drouin, président de la Société d’art et d’histoire de Beauport; Gilles Falardeau, président de la Société d’histoire de l’Ancienne-Lorette; Gilles Gallichan, historien; Bertrand Juneau, président de la Société d’histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures; Alain Laberge, professeur d’histoire (Laval); Michel Lamothe, président de la Société d’histoire Les Rivières et de Québec-France (régionale de Québec); Carl Lavoie, consultant en archéologie; Michel Lessard, ethnologue; Joseph Lonergan, président de Irish Heritage Quebec; Dean R. Louder, géographe; Mario Lussier, président de la Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles; Hugues Michaud, président de la Société d’histoire de Sillery; Daniel Papillon, président de la Société historique de Limoilou; Martin Pâquet, professeur d’histoire (Laval); Emmanuel Rioux, président de la Société historique du Cap-Rouge; Diane Saint-Pierre, professeure et historienne (UQ); François Talbot, président du Mouvement Québec français de la Capitale nationale Pierre Turcotte, directeur de l’École de service social (Laval) ; Laurier Turgeon, directeur de l'Institut du patrimoine culturel (Laval); Denis Vaugeois, historien.






