En fait, la question soulevée a trait au degré de satisfaction du service au table dans les restaurants en relation avec le pourboire à verser. Et, pour pallier cette difficulté, Denise Bisson, par l’entremise de son entreprise « Le remarquable », propose, dans ses conférences sur l’étiquette, une manière « bien claire » de signifier son insatisfaction : un seul sou de pourboire!
Mais, car il y a de « gros mais », précise Mme Bisson, il convient de distinguer la qualité des plats de celle du service, alléguant, à juste titre, que le serveur n’est pas responsable des attentes du client vis-à-vis la nourriture qu’il lui apporte de la cuisine du restaurant qu’il a choisi.
Autre « mais » non négligeable, toujours selon Mme Bisson, un serveur embourbé dans une affluence non-prévue ou non-assumée par le restaurateur n’a pas à être pénalisé par un surplus de travail pour lequel il n’a aucune responsabilité.
Finalement, si le service, sans raison apparente, est exécrable, en ce sens que le client poireaute à sa table depuis une vingtaine de minutes sans que le serveur ne soit venu lui présenter un verre d’eau ou lui offrir un apéritif, il devrait alors lui signifier son mécontentement « clairement » en lui laissant un sou de pourboire.
En réalité, il me semble que l’étiquette la plus élémentaire concernant le pourboire dans les restaurants devrait s’articuler autour du « gros bon sens » et qu’une remarque au serveur concernant votre impatience pourrait être entendu plus « clairement » et surtout recevoir un meilleur accueil que le versement d’un mesquin pourboire d’un sou! Qui sait, peut-être que d’autres « mais » sont cachés quelque part à votre insu!
Henri Marineau
Québec







