«Il n'y avait aucune loi qui régissait les commerces à l'époque. C'était un peu bar open. Les garages chargeaient le prix qu'ils voulaient et il n'y avait pas non plus de garantie. Ce n'est qu'en 1971 que la loi sur la protection du consommateur est passée», rappelle le garagiste.
Marcel Leclerc retient quand même un point positif de cette époque où tout semblait permis: «Les gens avaient le temps de parler pour savoir les nouvelles; c'était un peu comme le café du coin. Maintenant, on fait en une heure ce qu'on faisait en une journée; les outils sont plus sophistiqués», résume-t-il.
Son spectacle Marcel au garage 1970 transportera le public dans un garage, avec ses clients et mécaniciens pas toujours honnêtes. «Un ménage sera nécessaire, parce qu'il y a des escrocs. Je vais aussi embaucher pour la première fois une mécanicienne», annonce-t-il. Deux voitures d'époque achetées pour l'occasion garniront le décor: une Chevrolet Corver et une Vauxhall Victor 1960.
Quatre comédiens choisis suite à des auditions publiques tenues le 15 septembre dernier entoureront l'humoriste-garagiste: Simon-Pierre Gariépy, Frédérique Bradet, Mathieu Letendre et Nadia Thomassin.
«C'est rare qu'il y a des auditions publiques à Québec. J'ai fait une pré-sélection de 40 candidats pour en retenir quatre. Ce sont des étudiants ou des professeurs en théâtre. C'était moi le moins expérimenté, mais je leur ai appris un monde qu'ils connaissaient peu», soutient l'humoriste charlesbourgeois.
Marcel au garage 1970 est aussi une affaire de famille: les deux filles de Marcel, Jessie et Amélie Leclerc, prendront d'assaut la scène. Au total, plus de 14 personnages défileront sur scène.
D'ici les représentations des 18, 19 et 20 mars au Théâtre Capitole, Marcel et ses collaborateurs pratiqueront sur le terrain, dans la saleté et au milieu d'outils, au garage de Marcel, à Charlesbourg. «C'est mon shift de nuit. C'est pas toujours facile, mais un spectacle avec cette originalité-là me motive à repousser toujours plus mes limites», conclut-il.







Marcel au garage 1970, présenté au printemps prochain au Théâtre Capitole. (Photo Véronique Demers)" />
