Malgré toutes ses années de travail bénévole, Léonard Brisson se dit surpris d’être lauréat du prix Dollard-Morin 2009 qui souligne l’ensemble d’un engagement bénévole et une implication exceptionnelle. «C’est une surprise! Souvent les comités de sélection vont prendre un entraîneur qui est au sommet de sa gloire. Moi, c’est passé depuis longtemps, ça date de 1973 à 1984, à l’époque des Jeux olympiques, alors je ne m’attendais pas à ça du tout», assure le résident de Loretteville.
D'ailleurs, quand la secrétaire de l’Unité régionale de loisir et de sport de Québec (URLS) lui a proposé de soumettre sa candidature pour le prix, il a commencé par refuser, prétextant que ce genre de récompense était réservé aux gens qui en faisaient bien plus que lui. «Elle m’a dit que ce que je faisais était énorme, que je ne m’en rendais pas compte. Elle m’a fait comprendre qu’après 46 ans, en donner autant ce n’est pas rien», se souvient-il.
Pourtant, Léonard Brisson n’en est pas à sa première récompense, lui qui a été entraîneur de l’année au Québec à de nombreuses reprises. Il a même été nommé entraîneur de l’année au Canada en 1993.
Il faut dire que sa feuille de route est longue et bien remplie. Après quelques années au Séminaire Saint-Sacrement de Terrebonne, Léonard Brisson s’installe à Loretteville en 1969 et offre son expérience à l’Université Laval. L’équipe olympique, qui a vent de ses succès, lui demande de préparer les tireurs à l’arc canadien. Son travail lui permettra d'amener le Canada en troisième position lors des Jeux olympiques de 1976. Il s’est ensuite tour à tour occupé des équipes de tir à l’arc québécoises et canadiennes avant de lancer en 1998 à Loretteville un projet de club de tir à l’arc scolaire, sportif et familial à prix très abordable.
Toutes ces années de travail lui ont permis d’apprendre à un archer débutant à décocher un tir de qualité après seulement trois lancers, ce qui, aux dires de l’entraîneur, n’est pas sans encourager les néophytes à persévérer.
Encore aujourd’hui, voir les gens s’amuser au tir à l’arc quand il arrive sur le terrain d’entraînement représente l’une des plus grandes joies de Léonard Brisson. Et il n’a pas l’intention de s’arrêter après 46 ans d’engagement bénévole. «Je veux prolonger le projet scolaire et familial et continuer tant et aussi longtemps que la santé va me le permettre. Je veux aussi continuer à faire la promotion du tir à l’arc», affirme M. Brisson. Et comme si ce n’était pas suffisant, il a accepté le poste d’entraîneur aux Jeux du Canada de 2011.







