« C’est certain que ce n’est pas le scénario idéal. Pour faire nos dernières coupures et évaluer nos joueurs, on aurait aimé avoir la fin de semaine prochaine pour nous aider, tant qu’à avoir un camp de cinq semaines. Mais bon… C’est la réalité du junior majeur à cause des règlements qui sont en place. À partir de là, je ne suis pas trop inquiet quant à être en mesure de captiver les joueurs. Ce sont des compétiteurs, ils aiment ça être ici. Il n’y a pas de problème avec ça », de commenter le directeur général de l’Océanic, Philippe Boucher.
« Est-ce le scénario idéal ? Non. Cinq semaines de camp avec 4 semaines à préparer l’équipe… Enfin. Ce que ça fait est qu’on va pouvoir commencer avec des tests physiques et voir ainsi ce qu’on aura à travailler avec nos joueurs, nous assurant ainsi que tout le monde tant côté santé que côté bobos et côté entraînement, tout le monde soit prêt lorsque la saison commence. »
PATRICK ROY NE RAFFOLLE PAS NON PLUSDe son côté, le directeur général et entraîneur en chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, n’aime pas plus la situation qui fait que son équipe aussi devra passer les 4 prochaines semaines en entraînement. Il est vrai que les 18 équipes de la LHJMQ sont dans le même bain.
« C’est certain qu’au début, tout le monde sera un peu débalancé, considérant que nous ne sommes pas habitués à ça. J’imagine que si c’est ce qu’on veut dans l’avenir, tranquillement on va s’adapter à ça », de dire Patrick Roy à sa dernière visite à Rimouski.
Mais il ne raffole pas de cette situation. « Je pense qu’on fait une
erreur d’agir de la sorte. Pourquoi ? Parce qu’on ne joue pas moins de match (68 en saison régulière). On va jouer autant de matchs, mais dans une période plus restreinte de sorte que je ne suis pas certain que c’est ce qu’on veut réellement, comme ligue. Je souhaiterais qu’on enlève une couple de matchs et qu’on continue à jouer la saison. »
On sait que cette nouvelle façon de faire de la LHJMQ est pour permettre à un maximum de joueurs appelés dans les camps professionnels de revenir avec leurs équipes du circuit. Mais Patrick Roy n’achète pas ce raisonnement. « Même si les premiers spectacles sont moins agréables parce qu’il y a beaucoup de joueurs qui sont dans les camps professionnels, ça a toujours été comme ça », indique le # 33.
« Et je pense que nos amateurs se sont habitués à cette situation et ils se sont endurcis à ça et ça donne une opportunité à d’autres joueurs de montrer ce qu’ils peuvent faire. Il est certain qu’il y a des exceptions comme Saint-Jean l’an dernier avec une dizaine de joueurs chez les camps professionnels. Mais ce n’est pas comme ça à toutes les saisons, en réalité », de conclure Patrick Roy.
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