«J’ai effectivement rencontré le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, pendant un peu moins de trois heures à Miami, a indiqué dans un premier temps Patrick Roy. J’avais auparavant reçu un appel de son adjoint, Rick Dudley. Ça s’est très bien passé et il en a profité pour mieux me connaître. En aucun temps, il m’a fait une offre en bonne et due forme pour devenir entraîneur-chef des Canadiens. Nous avons eu de bonnes discussions qui m’ont permis de partager mes idées sur le hockey en général. Ce fut pour moi une expérience des plus positives et je peux vous affirmer que je suis heureux d’avoir eu l’opportunité de partager mes idées avec Marc. C’est bien certain que j’avais un intérêt pour le poste.»
L’entraîneur-chef des Remparts a bien apprécié que le directeur général des Canadiens lui donne un coup de fil pour l’aviser de l’éventuelle embauche de Michel Therrien comme entraîneur-chef de la Sainte-Flanelle.
«Il a fait preuve de beaucoup de classe en m’appelant pour me dire qu’il avait décidé de prendre une autre direction en confiant la tâche à Michel Therrien. Je respecte sa décision et je souhaite bonne chance à Michel pour relever cet immense défi. J’étais dans le même état d’esprit pour cette entrevue que quand j’ai rencontré les dirigeants de l’Avalanche du Colorado il y a quelques années. Je n’ai en aucun temps cherché à avoir ce poste. Je peux cependant vous dire que j’ai été bien touché par les sondages populaires qui disaient qu’on me voyait pour occuper ce poste. Contrairement à ce qui s’est dit, je n’ai jamais eu d’exigences particulières et je ne suis pas du genre «One man show» derrière le banc. J’aime travailler en équipe, ce qui fait d’ailleurs la force des Remparts de Québec», d’ajouter l’ex-gardien de but des Canadiens et de l’Avalanche.
Patrick Roy n’aurait jamais pensé qu’un club de la Ligue nationale de hockey s’intéresse à lui pour qu’il devienne entraîneur-chef de leur équipe.
«Je suis flatté qu’on ait pensé à moi pour diriger les Canadiens. Mais je suis aussi très heureux de continuer ma route avec les Remparts de Québec, avec une qualité de vie que j’aime bien et une chance de faire vibrer les amateurs de hockey junior. Vous savez, il y a d’excellents entraîneurs dans la LHJMQ, des passionnés de hockey qui me permettent de m’améliorer. Je suis loin de considérer ma rencontre avec Marc Bergevin comme un rendez-vous raté. Si on a choisi Michel Therrien, c’est qu’on était convaincu qu’il était le meilleur candidat. Personnellement, j’aimerais un jour gagner une Coupe Stanley comme entraîneur-chef d’une équipe de la Ligue nationale de hockey», de conclure Patrick Roy.
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