«C’est au-delà de nos attentes, les gens n’arrêtent pas d’arriver depuis 9 h ce matin», explique Marie-Julie Bélanger, conseillère en communication à l’arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge. Quand on sait que l’événement ne devait pas débuter avant midi, on comprend mieux le succès de la première Fête mondiale du jeu. Devant ce succès hâtif et inattendu, les organisateurs ont accepté de laisser entrer les gens sur place plus tôt. «Nous étions presque prêts», assure Mme Bélanger.
Jeux de société, jeux gonflables, jeux vidéo, jeux d’épée, jeux dans le sable, jeux scientifiques, jeux intergénérationnels et jeux sportifs : l’idée derrière la Fête mondiale du jeu, c’est d’offrir toute une variété de divertissements, pour tout le monde. «Pour pouvoir présenter cette fête, il faut respecter une chartre. Ça implique que les activités doivent être gratuites et qu’il doit y en avoir pour tous les âges et pour toutes les cultures. Il faut aussi offrir le plus grand nombre de jeux possible», indique Marie-Julie Bélanger.
La première Fête du jeu a eu lieu en 2001, grâce à l’initiative de l’Association des ludothèques de France. C’est en 2009 que cette fête prend une dimension mondiale alors qu’elle s’inscrit dans le cadre du World Play Day, la Journée mondiale du jeu. Les places publiques sont alors transformées en immenses terrains de jeux. Quinze pays y participent dont la Belgique, le Japon, l’Allemagne, le Danemark et le Canada.
Les différentes organisations qui ont collaboré avec l’arrondissement pour offrir la Fête mondiale du jeu se sont également dites très satisfaites. C’est le cas notamment de Nicole Lafrance du Carrefour des Aînés de la capitale qui animait un kiosque très couru avec ses consoles Wii. «La Wii peut rallier toutes les générations. Les plus vieux peuvent jouer avec les plus jeunes. Ça permet de casser les barrières et d’établir la communication», affirme-t-elle.
Autre activité très courue : le Katag. Armés d’une épée en mousse et d’un bouclier, les enfants s’affrontent à grand renfort de cris, mais sans réelle violence. «C’est un beau sport auquel tout le monde peut jouer ensemble, en équipe. Même le petit de cinq ans peut y mettre son effort personnel. C’est un jeu de touche, un peu comme la tag, ce ne sont pas des armes de destruction massive! Ça nous permet de ramener un peu des jeux de notre enfance», raconte Michel Larose.
C’est d’ailleurs ce dernier jeu que la jeune Ève Desmeules, 10 ans, a préféré. «Je donne six étoiles sur cinq au Katag!», lance-t-elle, enthousiaste. Sa mère et son grand-père, Johanne et André Bernier, ont également beaucoup apprécié leur après-midi de jeu. «C’est agréable, il y a des jeux pour tous les âges, même les grands-parents. C’était vraiment bien.»
Petits et grands réunis pour fêter le jeu
Enfants, parents et même grands-parents ont été nombreux à venir célébrer la toute première Fête mondiale du jeu qui se tenait cet après-midi à l’anneau Gaétan-Boucher dans le secteur de Sainte-Foy.
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