Cette nomination a valu à l'enseignant une bourse de 500 $. De plus, il représentera son école et la Commission scolaire des Premières-Seigneuries au Gala de reconnaissance prévu le 12 juin prochain à Québec.
Lors de cette soirée, on choisira parmi les 24 finalistes quatre gagnants dans les catégories suivantes : Élève engagé, Élève persévérant, Projet engagé et Personnel engagé, la catégorie où Marc-André Person est en lice.
Marc-André Perron est âgé de 26 ans. Il a de qui retenir puisqu'il est issu d'une famille d'enseignants. Dès son primaire, son vœu le plus cher est de devenir enseignant. Il réalise cet objectif à travers les arts de la scène.
C'est en étudiant au secondaire que Marc-André Perron s'initie à la scène par l'entremise du théâtre. Au fil de ses expériences, il se met à l'écriture et à la mise en scène. À ce titre, il met sur pied la troupe Les Pijorats. Par la suite, il supervise les deux troupes de théâtre de son école, soit la troupe Mécum pour les élèves de première et deuxième secondaires et la troupe Énygma pour les élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaires.
«Le théâtre, le chant et la danse, c'est ce que je veux explorer avec les jeunes, a mentionné Marc-André Perron. Je les amène à comprendre qu'avec des efforts et du travail, on peut arriver à tout. Je les pousse en fait jusqu'où ils veulent se rendre.»
Pour ce faire, l'enseignant laisse beaucoup de place à ses élèves dans les productions qu'ils mettent sur pied. Ces derniers doivent s'investir et apprendre à travailler ensemble dans le choix des chorégraphies, des costumes, des coiffures, des décors et même dans le financement.
Reconnu pour son dynamisme, son engagement et ambition à pousser les jeunes sur la voie du dépassement de soi, il n'y a pas qu'à travers les arts que Marc-André Perron cherche à faire sortir ses élèves de leur zone de confort.
En compagnie d'un collègue, il a mis sur pied un projet de coopération internationale au Guatemala qui se concrétisera à l'été 2010.
En y participant, les élèves seront à même de constater que les gestes qu'ils posent, ici comme ailleurs, peuvent avoir de grandes incidences positives et qu'un tel périple leur fera prendre conscience de leur pouvoir individuel et collectif.
«Au fond de moi, je crois que les jeunes ont besoin de modèles positifs. En ce sens, ma passion pour l'écriture et la scène ne peut que les inspirer. C'est important que les jeunes aient des projets, qu'ils passent à travers l'adolescence en pouvant s'appuyer sur quelque chose qui leur permet de s'épanouir et de se découvrir. Il n'y a pas si longtemps, j'ai passé par là. Je veux maintenant rendre à mes élèves ce que j'ai moi-même reçu, ce qui m'a permis d'arriver où j'en suis», de terminer Marc-André Perron.







