Auteur et interprète du sketch, Luc Vigneault travaille à temps plein depuis une douzaine d’années. Originaire de la région de Montréal, il vit aujourd’hui à Stoneham, en périphérie de Québec.
Directeur général de l’Association des personnes utilisatrices des services de santé mentale de la région de Québec (APUR), il présente plusieurs conférences en province. Le sympathique gaillard anime aussi des formations en compagnie de la Dre Marie-Luce Quintal, psychiatre au CHRG – Institut.
Avant de se réapproprier la maîtrise de sa vie, M. Vigneault a cependant vécu la psychiatrie. Ce dernier était ni plus ni moins «condamné à la chaise berçante», pour utiliser ses propres paroles. D’où en découle le titre du document audiovisuel.
«Moi j’ai été hospitalisé et la seule activité qu’on avait, c’était se bercer, raconte-t-il. Ce n’est pas un mythe, les salles complètes de chaises où les gens se berçaient, j’ai connu ça.»
Le support des membres de sa famille et du personnel médical ont cependant fait la différence. Il se réfère aujourd’hui à son expérience pour faire du rétablissement la «pierre angulaire du traitement et du soutien des personnes atteintes d’un trouble mental grave».
En un peu plus d’une vingtaine de minutes, Luc Vigneault fait rire, mais aussi réfléchir sur la question de la maladie mentale. Teinté d’humour et de vérité, son témoignage transmet une bonne dose d’espoir.
«Souvent les personnes atteintes ne sortent pas chez eux, elles sont renfermées. L’idée, c’est d’écouter le DVD pour qu’ils puissent le voir chez eux. Pour qu’ils puissent entendre parler de rétablissement, pour qu’ils voient un de leurs pairs rétabli, de voir que c’est possible. Qu’il y ait une image positive de la maladie mentale malgré les difficultés. On ne les nie pas, mais il y a quand même de l’espoir.»
Cette production de Communication Bastien Décary servira aussi d’outil de formation aux intervenants du milieu, lesquels sortent parfois de l’école avec des préjugés, pense M. Vigneault.
«C’est possible de se rétablir, tout est possible, affirme-t-il. Il faut y croire, c’est la base. Si on croit que les gens vont devenir impotents et inutiles, on n’est pas aidant. Si on croit que tout le monde peut s’en sortir, là on devient aidant.»







