L’objectif initial était d’utiliser les vestiges existants pour faire autre chose. Jamais l’idée de rebâtir comme tel n’a été envisagée. Le bâtiment qui fut novateur à l’époque de sa construction – puisque le premier de style château (avant même le Château Frontenac) et le premier avec une structure de bois – devrait aussi être novateur dans le nouveau millénaire, croit Jacques Plante, professeur à l’École d’architecture de l’Université Laval.
Il a fallu trois mois et demi de travail à la dizaine d’étudiants pour monter quatre projets différents, mais qui se recoupent dans leur aspect spectaculaire.
Le premier est une école de cirque où les acrobates pourraient à la fois se pratiquer et performer dans une salle faite pour leurs besoins. Car il manque de ces espaces pour les gens de cirque. Des endroits adaptés aux sauts et acrobaties qu’ils font à l’endroit où ils pratiquent, sur la 2e avenue, mais qui ne peuvent pas nécessairement reproduire dans les différentes salles de spectacles.
La place Georges-V, l’espace vert qui fait face au Manège militaire, serait transformé en stationnements souterrains, dans les plans des étudiants. Seraient visibles des collines – comme du papier qu’on aurait fripé – verdoyantes, car gazonnées.
Un autre projet propose des endroits pour la planche à roulettes, à la fois à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’immeuble. Un toit de verre viendrait éclairer le tout.
Une troisième équipe propose un Carrefour des festivals en deux pavillons dont un pour une billetterie et de l’information sur tous les spectacles qui se déroulent à Québec. Une grille serait installée devant le Manège militaire pour présenter des vidéos, grille sous laquelle on passerait pour pénétrer dans l’enceinte de l’immeuble.
Le quatrième projet consiste en un Musée d’art contemporain que les visiteurs pourraient sillonner de bas en haut, à travers quatre étages.
Dans tous les cas, un ingénieur supervisait le travail des étudiants, pour s’assurer que le tout soit réalisable. Les créateurs n’avaient toutefois aucune limite budgétaire. Les projets proposés ne seraient sans doute pas les mêmes en tenant compte d’un portefeuille plus serré.
Le projet sera présenté au maire Labeaume, puisque l’école d’architecture veut être partie prenante de ce qui se passe dans son milieu, d’ajouter le professeur Plante.







