La stratégie biopharmaceutique qu’entreprend Québec s’inscrit selon cinq axes : accentuer le développement et les retombées de la recherche, soutenir le développement des entreprises de biotechnologie, appuyer le développement des entreprises pharmaceutiques, assurer le maintien d’une main-d'œuvre répondant aux besoins de l’industrie, et promouvoir l’image du Québec biopharmaceutique dans le monde.
Selon le ministre Gignac, on se doit de miser sur les secteurs dans lesquels le Québec a un avantage compétitif, comme celui-ci. Il donne l’exemple de l’industrie manufacturière en indiquant que la chaise sur laquelle il était assis est probablement faite en Chine, ainsi que la chemise des gens qui l’entouraient. Il apparait que le secteur de la biopharmaceutique n’est pas encore aussi touché par la compétition asiatique dans ce marché, cette puissance n’ayant pas encore emboité le pas sérieusement dans ce domaine.
«Il ne s’agit pas d’une dépense, il s’agit d’un investissement», a tenu à souligner le ministre Gignac, qui croit qu’ainsi, le Québec sera plus en mesure de compétitionner à l’échelle internationale et de contrer l’exode des cerveaux. On espère aussi attirer des investissements étrangers.
La conférence de presse était présentée dans le cadre du symposium international Biocontact qui regroupe actuellement des représentants du secteur de la biopharmaceutique de 13 pays.
Au Québec, l’industrie de la biopharmaceutique représente des retombées d’environ 2 G$ annuellement.
Relance de l’économie : Québec se tourne vers la biopharmaceutique
Les ministres Yves Bolduc et Clément Gignac ont présenté les grandes lignes de la stratégie biopharmaceutique québécoise, qui comprend une enveloppe de 122 M$ pour rendre la province plus compétitive à l’échelle mondiale. >(Photo Luc Fournier)
Le gouvernement du Québec a annoncé qu’il allait consacrer plus de 122 M$ à l’industrie de la biopharmaceutique, un secteur pour lequel les fluctuations du huard ont peu d’influence, selon le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Clément Gignac. Ainsi, un tel investissement donnerait un élan supplémentaire à la relance de l’économie.
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