La Ville leur donne jusqu'au 15 octobre 2010 pour que cesse leur occupation dérogatoire en période hivernale, ce qui a soulevé l'ire des propriétaires. Les autorités municipales estiment qu'il y aurait des risques pour leur sécurité car le réseau d'aqueduc non conforme ne suffirait pas à la tâche si un incendie se déclarait. De plus, l'étroitesse des rues compliquerait le travail des pompiers.
Le président du comité des résidents du Camping de la Joie, Jocelyn Ampleman, entend prendre les procédures nécessaires pour que la Ville change son fusil d'épaule. Les citoyens paient des taxes foncières et scolaires depuis 2004, ce qui leur procure des droits acquis afin de continuer d'y vivre.
Plusieurs dizaines de milliers de dollars en honoraires ont été assumés par les résidents pour régulariser leur situation. Ils souhaitent l'intervention du maire Régis Labeaume qui avait exprimé en janvier dernier qu'il ferait tout en son possible pour éviter à ces propriétaires l'expulsion.
Selon l'estimation de la Ville, il en coûterait des centaines de milliers de dollars pour réaliser la mise à norme des réseaux d'aqueduc et d'égouts du secteur, une telle facture ne pouvant être payée par tous les citoyens de Québec, estime le maire Labeaume.
<@CP>(Photo : Archives)
Les résidents du Camping de la Joie entendent se battre
Les espoirs de voir leur situation régularisée s'amenuisent pour la vingtaine de propriétaires de roulottes qui vivent à l'année au Camping de la Joie dans le district des Monts à Charlesbourg. Après avoir vécu d'espoir à la suite de l'intervention en début d'année du maire Régis Labeaume, les citoyens concernés ont récemment reçu une douche d'eau froide quand une lettre des avocats de la Ville leur a été adressée.
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