Adèle, c'est une entreprise d'entretien ménager résidentiel qui a pour mission «d'apporter la vie d'hôtel chez le client», explique Gaétan Migneault, fondateur et président.
«J'ai toujours beaucoup voyagé pour affaires et l'une des choses que j'appréciais, raconte M. Migneault, c'est lorsque, à la fin d'une journée de travail, je retrouvais l'environnement calme et propre de ma chambre d'hôtel. Je me suis dit que l'on pouvait faire vivre au client cette sensation par l'entretien ménager.»
L'entrepreneur a donc commencé à faire la tournée des congrès et des formations d'entretien ménager où il a acquis une certaine compétence et perdu quelques illusions. «J'ai toujours pensé que tous ceux qui étaient dans le domaine étaient compétents, ce qui n'est vraiment pas le cas.»
M. Migneault raconte une anecdote qui illustre particulièrement bien cette situation. «Lors d'un congrès, après avoir discuté quelques minutes avec moi, le conférencier a ouvert son discours en mentionnant qu'au Québec, on lave les planchers à l'eau chaude, ce qui a déclenché un éclat de rire général.»
Cette «croyance» en les propriétés nettoyantes de l'eau chaude tirerait son origine de son utilisation par nos ancêtres pour faire gonfler les planchers et murs de bois à l'approche de l'hiver et ainsi améliorer l'isolation de la maison. «Pourtant, explique Gaétan Migneault, l'eau chaude contient énormément de bactéries et est très calcaire. À preuve, on lave les planchers de salle d'opération avec de l'eau glacée.»
Fort de ses nouvelles compétences, il lance son service d'entretien ménager résidentiel haut de gamme à Beauport, en 1994. «Adèle, c'est la propreté signée. À chaque visite, nous vaporisons un neutralisateur d'odeur, laissons un carton d'appréciation, une note pour le client, un sachet de café dans la cuisine et des chocolats sur l'oreiller.»
Cette signature atteste du professionnalisme de l'entreprise et de ses employés. Aucune comparaison possible avec la traditionnelle femme de ménage au noir. «Pour un coût comparable, les clients ont les services de spécialistes de l'entretien ménager qui ont été formés et dont les antécédents ont été vérifiés. Vous savez, on gagne notre vie en entendant les histoires d'horreur de nos clients qui ont fait affaire avec des personnes qui ont disparu sans laisser d'adresse.»
Le succès d'Adèle n'a pas tardé à faire des petits et aujourd'hui, on compte 44 franchises au Québec, «et il y en aurait davantage si nous l'avions voulu, affirme M. Migneault. Nous ne sommes même pas capables de suffire à la demande. On doit s'astreindre, car nous privilégions une croissance prudente et mesurée.»
À l'image du service original qu'elle offre, l'entreprise a développé son propre concept de franchises avec une formation complète et de l'assistance pour les futurs dirigeants. «Je me suis aperçu que la grande majorité des franchises font faillite en raison d'une mauvaise gestion de leur encaisse, indique M. Migneault. Nous offrons donc à nos franchisés de gérer nous-mêmes cet aspect en ouvrant un compte destiné aux paiements de TPS, TVQ, etc. Ça fonctionne tellement bien que nos entrepreneurs nous demandent de provisionner pour toute sorte de choses.»
L'Europe dans le collimateurGaétan Migneault voit grand pour son entreprise. Au cours de la prochaine année, Adèle devrait voir le jour en France, en Suisse, en Belgique, ainsi que dans différentes provinces du Canada anglais.
«Nous avons 80 demandes fermes pour la France seulement, affirme-t-il. Nous suivons l'exemple d'autres grands franchiseurs et je me permets même de penser qu'un jour, il y aura des Adèle sur toute la boule!»







