La forme de l’artiste de 62 ans ne se dément pas. Maintenant une énergie contagieuse tout au long du spectacle, Carlos Santana a su capter l’intérêt de la foule jusqu’à la fin, incluant l’auteure de ces lignes. Le spectacle donné à guichets fermés fait partie de sa tournée The Universal Tone Tour 2010 en Amérique du Nord, où un autre passage au Québec est prévu, ce jeudi au Centre Bell à Montréal.
La soirée a été un feu roulant de musique, hormis de brefs commentaires au début de spectacle et avant d’interpréter Sunshine of your love. «La paix est possible, l’unité, l’harmonie et la compassion. On est des guerriers pacifiques. Si vous aviez à résumer votre soirée en quelques mots, je vous invite à penser à la lumière et l’amour! Vous êtes la lumière et l’amour. Que Dieu vous bénisse!», a-t-il lancé en s’adressant aux festivaliers.
De l’amour, il y en avait dans l’air. Le leader de la formation a dédié Maria Maria à toutes les femmes présentes sur les plaines ce soir. Mais pour Santana, c’est Cindy Blackman la plus belle de toutes. Fiancé à la musicienne depuis quelques jours à peine, le guitariste a invité la batteuse à partager la scène pour Corazon Espinado, pendant laquelle elle a exécuté avec fougue un superbe solo ayant soulevé les cris de la foule (impossible à chiffrer ce soir).
À Foo Foo, le groupe a entraîné la foule dans la danse et les sauts, en dépit de la morosité du temps. Armés de parapluies et d’imperméables, les spectateurs étaient fin prêts à «affronter» la soirée en compagnie de (Carlos) Santana et sa bande, composée de Bill Ortiz (trompette), Dennis Chambers (batterie), Raul Rekow (percussions), Karl Perazzo (percussions), Tommy Anthony (guitares, voix), Jeff Cressman (trombone), Freddie Ravel (clavier), Benny Rietveld (basse) et Andy Vargas (voix).
Bien sûr, en revisitant son répertoire échelonné sur 40 ans de musique, Santana a joué les incontournables Black Magic Woman et Oye Como Va, faisant les délices des spectateurs. La visite de Santana dans la Vieille Capitale a valu amplement le détour et à elle seule le coût du laissez-lasser!
Rappelons que la soirée a débuté avec le rock et le blues décapant de Steve Hill & The Majestiks, suivi de Steve Winwood. Rappelons que Steve Hill a lancé l’an dernier sa galette The Damage Done.
Demain soir, j’irai voir le groupe hip hop Loco Locass, suivi de Gilles Vigneault sur les plaines d’Abraham, spectacle où les chaises sont permises.







