Parmi les premiers organismes à réagir, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) constate aussi avec satisfaction que cette nouvelle politique s’inscrit dans un souci de cohérence avec les autres orientations gouvernementales. Il se réfère notamment aux principes de la Loi sur le développement durable et aux objectifs du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques. On salue au passage les orientations claires quant à l’importance donnée à la réduction à la source et à la responsabilité des producteurs.
Le RNCREQ se montre toutefois déçu que la politique n’énonce pas une cible de réduction plus ambitieuse à long terme. «C’est une bonne chose si l’on peut enfin inverser la tendance des dernières années à produire toujours plus de déchets malgré les résultats positifs au chapitre du recyclage. Les réduire de plus de 10 % à l’horizon 2015 nous apparaît un objectif réaliste, mais avec 700 kg de résidus par habitant encore éliminés en 2015, on sera bien loin d’avoir mis fin au gaspillage», soulève le premier vice-président du RNCREQ, Gilles Côté, qui a d'ailleurs été nommé sur le comité consultatif créé par le gouvernement.
De son côté, le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) applaudit également à l'adoption de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et de son Plan d'action 2011-2015. L'organisme trouve de plus excellente l'initiative de mettre sur pied un comité aviseur sur la gestion des matières résiduelles, qui sera présidé par le ministre de l'Environnement lui-même.
«Le ministre Arcand démontre, par cette annonce, qu'il entend poursuivre l'application concrète de cette politique ambitieuse, ce qui est une très bonne nouvelle en soi. Il est très encourageant de voir un ministre formaliser les processus de communication et d'échanges avec les différents intervenants dans le domaine», mentionne Jérôme Normand, vice-président du FCQGED. Ce dernier rappelle que la nouvelle politique et son plan d'action viennent corriger certaines lacunes de la précédente politique 1998-2008.
Initiatives complémentaires
Enfin, le RNCREQ approuve l’intention de décourager et de contrôler l’élimination des matières résiduelles et d’interdire, d’ici 2020, l’élimination de la matière organique putrescible. Il y voit un objectif indispensable. Le regroupement est aussi heureux de constater que la politique consent des efforts importants pour le secteur exigeant de l’industrie, des commerces et des institutions (ICI). Il réitère au passage l'importance d'initiative comme ICI On Recycle!
Pour un organisme comme le RNCREQ, chaque geste doit être perçu comme important dans la mise en œuvre d’une telle politique. «Les efforts individuels et collectifs du plus grand nombre sont nécessaires pour relever les nombreux défis en matière de réduction, de réemploi, de recyclage et de valorisation des matières résiduelles. Ces gestes contribuent en outre directement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tout comme la campagne Défi Climat 2011, qui fait la promotion de nombreux gestes en ce sens et invite d’ailleurs les citoyens et les organisations à relever différents défis écolos.
Pour plus d'information : www.deficlimat.qc.ca ou www.fcqged.org







