En ce moment, Québec possède 5,7% (incluant Saint-Augustin-de-Desmaures) de son territoire sous forme de milieux naturels d’intérêt protégés, dont la moitié de cette superficie est constituée de battures, ces parties du rivage que la marée descendante laisse à découvert.
Les 22 signataires de cette déclaration demandent à ce que la Ville protège 8% de son territoire en milieux naturels d’intérêt. L’acquisition des terrains privés situés dans les milieux naturels du Répertoire des milieux naturels d’intérêt de Québec, soit près de 1 300 hectares, lui permettrait d’atteindre cet objectif.
Selon Johanne Elsener, présidente du Comité des arbres de Sainte-Foy/Sillery, Québec a besoin d’au moins 8% pour qu’elle soit qualifiée de «ville verte». En fait, le taux varie entre 8% et 12%. La présidente du Comité des arbres de Sainte-Foy/Sillery rappelle que la Ville elle-même s’est fixé l’objectif d’atteindre 8% dans son Plan directeur des milieux naturels et de la forêt urbaine.
Mme Elsener a indiqué les milieux naturels menacés en ce moment qui ne bénéficient d’aucune protection particulière: la rivière des Roches, l’érablière de la rue des Loutres, le Boisée Neilson, le Lac à la grenouille et le Boisée de la rue de la Faune.
La porte-parole des 22 signataires de la déclaration croit que non seulement la ville sera déclarée verte si elle atteint son objectif, mais le fait de conserver des milieux naturels d’intérêt devrait favoriser la rétention des citoyens en ville. «Ça permet de lutter contre l’étalement urbain, parce que les citoyens veulent avoir un contact avec la nature», justifie-t-elle.
Questionnée sur le coût que pourrait engendrer l’acquisition de ces 1 300 hectares, Mme Elsener n’a pas été en mesure de fournir de réponse. «Ce n’est pas plus cher qu’ailleurs, comme Montréal, qui a signé récemment une déclaration similaire après avoir adopté l’objectif de protéger 8% de son territoire en milieux naturels», a-t-elle commenté, en conférence de presse ce matin.







