Il s'agit d'un retour vers le futur auquel adhère sans réserve la majorité des participants au forum «Pour un développement viable», organisé mardi par le regroupement Vivre en Ville. Pour son président, Alexandre Turgeon, «on a beau planifier, densifier et revitaliser la ville, il faut que cela s'effectue dans un périmètre d'urbanisation à l'intérieur duquel on peut aisément se déplacer. Le tramway pourrait être cette colonne vertébrale régionale.»
Des propos que renforce le conférencier invité, Mike Burton, ex-dirigeant de l'agglomération métropolitaine de Portland, ville de la côte ouest des États-Unis citée comme modèle de développement urbain viable. Or, ce virage s'est opéré dès les années 1980 par l'implantation d'un système de train léger pour faciliter les déplacements intrarégionaux.
«Pour favoriser le consensus au sein des acteurs et des résidants, il importe de voir plus grand que la ville. On doit s'entendre pour planifier ensemble l'avenir de toute la région. C'est cet esprit de corps qui a valu du succès à Portland et, surtout, du poids pour faire avancer ses dossiers auprès des instances gouvernementales supérieures», suggère M. Burton.
À son avis, la croissance fulgurante bien qu'ordonnée de la région de Portland, qui compte près de deux millions d'habitants, s'explique par la vision commune du milieu. Celle-ci s'illustre par un plan de développement régional qui s'échelonne jusqu'en… 2040.
Développer la collectivité viable autour des axes de transport collectif
Il arrive que l'avenir du développement urbain trouve son inspiration dans le passé. C'est ainsi qu'un des fondements pour une collectivité viable s'appuie sur la présence efficace du transport en commun. Un concept éprouvé au début du siècle dernier, alors que les premiers quartiers de banlieue, comme Limoilou et Saint-Sauveur, se sont peuplés autour de la ligne de tramway aujourd'hui disparue du décor de Québec.
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