«On se faisait dire que l’organisation d’activités parascolaires amenait un surplus de tâches que les directions d’écoles primaires n’étaient pas prêtes à assumer, souligne dans un premier temps la grande responsable de ce projet, Catherine Guérin. Les écoles nous demandaient du soutien, des outils et une organisation externe pour offrir des activités intéressantes à leurs élèves le midi, l’après-midi après l’école et en début de soirée.»
Cette demande, l’ARSEQCA l’a prise très au sérieux et a offert aux commissions scolaires de la Capitale, des Premières-Seigneuries, Des Découvreurs, des Navigateurs et Central Québec une gamme d’activités pour que tous les élèves du primaire y trouvent un intérêt, une passion…
«Dès le mois de septembre, nous avons 28 directions d’écoles qui se sont montrées intéressées à faire appel à nos services, poursuit la responsable du projet. Les 28 écoles ont renouvelé l’expérience à l’hiver. De plus, quatre autres écoles se sont greffées à elles pour un total de 32 écoles desservies par notre groupe. Pour répondre à la demande, nous avons procédé à l’embauche d’une trentaine d’intervenants en activité physique, des adultes qui ont acquis de l’expérience et des compétences tout en se faisant connaître par les directions d’écoles.»
Ceux-ci ont animé de nombreuses activités dans les 32 écoles. Ils ont travaillé en étroite collaboration avec les membres des directions des écoles de manière à offrir des activités qui respecteraient les divers milieux.
«Somme toute, on a planifié des produits et services à la mesure des attentes des écoles participantes. Comme on désirait varier l’offre d’activités, on a fait travailler les jeunes de la maternelle à la sixième année. On les a fait bouger tout en leur offrant des alternatives aux ligues compétitives présentes dans chacune des écoles. Nous pensons que tous y ont trouvé leur compte», d’ajouter Catherine Guérin.
Les écoles qui ont participé au projet «À l’école, moi j’bouge» avaient le choix de choisir parmi 24 activités proposées par l’ARSEQCA.
«Nous avons rapidement senti que les 32 écoles étaient en confiance parce que c’est l’Association régionale du sport étudiant de Québec et de Chaudière-Appalaches qui chapeautait le projet. Nous avons mis sur pied une formule gagnante pour toutes les parties en cause, soit les écoles inscrites, les divers intervenants sportifs qui s’occupaient des périodes avec les élèves et l’ARSEQCA», affirme encore la responsable qui a travaillé pendant quatre mois à la mise en place de ce projet.
Différents partenaires financiers ont participé au lancement de ce projet qui a répondu à un besoin des écoles primaires et qui a été couronné de succès dès sa première année d’opération.
«L’ARSEQCA a débloqué un budget spécial qui a aidé au démarrage du projet, indique Mme Guérin. Nous avons également pu compter sur l’apport de diverses organisations comme le Pentathlon des neiges de Québec qui a fourni 10 000 $ pour permettre aux défavorisés de prendre part au projet, l’Opération Enfant-Soleil et le Fonds Josée Lavigueur. Dès sa première année, le projet s’est autofinancé en raison des inscriptions et grâce au fait que le matériel nécessaire pour les activités était fourni par les 32 écoles participantes.»
Les jeunes élèves du primaire intéressés à s’inscrire au projet «À l’école, moi j’bouge» devaient défrayer 55 $ pour des activités offertes pendant 10 semaines, lesquelles variaient entre 75 et 90 minutes par période.
«On a averti toutes les écoles que si des profits étaient enregistrés, ils seraient tous redistribués dans les 32 écoles primaires qui ont fait partie du projet. Notre objectif n’était pas de faire de l’argent, mais bien de permettre au plus grand nombre de jeunes de s’amuser en participant à des activités supervisées», de conclure Catherine Séguin.







