Ça peut sembler logique, mais c’est encore ce qui cause l’endettement exagéré et les faillites chez les jeunes : une minorité d’étudiants fait un budget afin de bien gérer son argent.
Ce budget permet d’abord d’isoler les coûts fixes. Il faut mettre de côté les frais d’hébergement, les coûts d’électricité, de nourriture et de téléphone. Quitte à les isoler dans un autre compte.
Et concernant le téléphone, il ne faut pas tomber dans le panneau de la publicité, souligne Robert Le Sieur, expert en planification financière au Groupe Investors. Des publicités qui mettent parfois en scène des étudiants sur un campus. La clientèle visée est ainsi bien circonscrite. «Entre le Blackberry et un téléphone de base, il y a 50$ ou 60$ de trop», constate M. Le Sieur.
Cinquante dollars peuvent paraître peu. Mais lorsque cette dette devient récurrente, ce peut être dangereux. M. Le Sieur souligne qu’il faut éviter de tomber dans le piège des mensualités pour des biens non nécessaires comme des gadgets électroniques.
Travailler en étudiant peut être une façon d’éviter l’endettement. Emprunter est louable aussi. Il suffit de le faire pour les bonnes raisons.
Le planificateur financier ne rejette pas l’option que l’étudiant puisse utiliser une carte de crédit. Il faut s’en faire une alliée, et non une ennemie, toutefois. Lorsqu’on met une dépense sur une carte de crédit, il faut s’assurer qu’à la fin du mois, on ait l’argent pour rembourser. Les taux d’intérêt de ces cartes varient de 10 à 27%, en excluant les promotions qui visent à attirer la clientèle.
Lors du remboursement, il est d’ailleurs suggéré de rembourser d’abord les dettes où le taux d’intérêt est plus élevé. Évidemment, commencer par les cartes de crédit, et les marges de crédit étudiantes, ensuite. À la fin des études, les prêts gouvernementaux ont des taux d’intérêt moins élevés que les autres formes de crédit. Pendant la durée des études, ces intérêts sont nuls. On priorise donc les autres remboursements.








