«Le classement est officiel au moment où je dépose les documents à l’Assemblée nationale. Ce sera fait d’ici la fin [de la session] des travaux [parlementaires]», a assuré la ministre de la Culture Christine St-Pierre, cet après-midi, en conférence de presse.
Situé dans la partie haute de Québec depuis 1641, le monastère regroupe une quinzaine de bâtiments venant rappeler la tradition monastique européenne. Ce classement de monument historique vient boucler l’ensemble des propriétés conventuelles fondatrices de la Nouvelle-France situées dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec à être protégées par l’État. Les deux autres communautés sont les Augustines et les Messieurs du Séminaire de Québec.
«C’est un moment très prenant qu’on ne peut oublier. Il est bien vrai que certains lieux ont une âme. On le doit certainement à la fondatrice des Ursulines», a exprimé la ministre de la Culture, Christine St-Pierre.
Sœur Rita Michaud, présidente du conseil d’administration du monastère des Ursulines, a souligné que les démarches ont été amorcées en 2008. «En 1635, notre fondatrice, Sœur Saint-Angèle de Mérici a dit que s’il y avait quelque chose à modifier, de bien le faire. (…) Puisse ce classement devenir une protection pour notre cité et notre patrimoine en 375 ans d’existence», a-t-elle exprimé.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a donné son appui en tant que «voisin» (L’Hôtel de Ville est à deux pas du monastère des Ursulines). «Moins de trois mois après la formation du comité sur le classement, ça se fait. C’est un lieu fondateur comme peuple québécois. C’est une responsabilité collective», a-t-il résumé.
Rappelons que la Loi sur les biens culturels permet au gouvernement provincial et à Québec de protéger les biens patrimoniaux et d’assujettir leurs propriétaires à des mesures de contrôle. Le classement historique du monastère des Ursulines lui permettra de recevoir au moins 40% de subventions provenant du Fonds du patrimoine culturel québécois, mis sur pied en septembre 2006.








