C’est une véritable banque d’information qu’offrira le ROBAN aux organisations comme le Regroupement des organisations de bassin versant du Québec ou aux organismes plus locaux. Le travail de la ROBAN sera axé sur la concertation, la sensibilisation et la promotion des politiques de gestion de l’eau par bassin versant.
Un bon coup dans un bassin versant mexicain? Une recherche qui apporte un éclairage nouveau sur une situation précise en Californie? Ces études et constats pouvant faire avancer la science de l’eau seront dorénavant plus facilement disponibles pour les organisations de tout l’Amérique du Nord.
Un réseau plus politique, moins axé sur le travail de terrain, mais qui amène toutefois à Québec un jeton de plus pour l’accession au titre de capitale de l’eau tant convoité par l’administration Labeaume. D’ailleurs, la politique de l’eau de la Ville de Québec est «presque prête» et «avant-gardiste», selon le maire. On sensibilisera les citoyens de Québec, qui consomment – ou dépensent – l’eau de façon importante, dans les prochaines années.
Pour ce faire, toutefois, la ville devait montrer patte blanche, en particulier lorsqu’il est question du nettoyage printanier de ses rues. Selon le maire, l’époque où on lave les rues avec de l’eau traitée tire à sa fin, si ce n’est pas déjà fini.
Concernant la protection de la réserve d’eau potable des Québécois, «il n’y a plus aucune chance à prendre», d’indiquer le maire.
La venue de cette organisation internationale améliore aussi le dossier de Québec pour l’obtention du Forum universel des cultures, dont le thème présenté par Québec est l’eau.
Le ROBAN permettra aussi à Québec de développer de nouvelles technologies de gestion de l’eau, souhaite Régis Labeaume. La Ville de Québec et la Communauté urbaine de Québec ont investit chacun 50 000 $ pour la mise en place du bureau chef du réseau récemment formé.
La ROBAN a été créé suite à la demande du Réseau international des organisations de bassin. Il existait déjà de ces bureaux couvrant des continents en entier en Afrique, en Amérique latine, en Europe et dans plusieurs autres endroits à travers le monde.
«Ici au Québec, il n’y a pas de volonté politique de même ordre que dans les autres réseaux dans le monde, croit le président du ROBAN, Hubert Chamberland. Parce que nous sommes un pays gâté par l’abondance de l’eau.» Il était ainsi important de faire avancer la vision de l’eau par bassin versant, et pour ce faire, il y avait un «chaînon manquant», croit ce dernier. Ce chaînon est le ROBAN, qui fait le lien entre les organismes nationaux et international.
Pour lui, l’établissement du siège social à Québec permettra aussi à la langue française de rayonner davantage en Amérique du Nord.
Enfin, pour PÔLE Québec Chaudière-Appalaches et son président, Carl Viel, «il s’agit d’un atout important qui permettra à nos entreprises et centres de recherches liés aux technologies hydriques d’avoir accès à un vaste réseau mondial.»
Les bassins versants sont des territoires souvent délimités par des montagnes. C’est la limite de partage des eaux, une limite naturelle. Près de celle-ci, des rigoles, qui se jettent ensuite dans des ruisseaux, et dans les rivières. Il s’agit en fait de savoir dans quelle rivière se jettera une goutte d’eau qui tombe dans un endroit donné.
Le Québec en est à ses premiers balbutiements dans la gestion de l’eau par bassin versant. Cette méthode de gestion hydrographique date ici de 2002.








