Réunis à Québec aujourd'hui, le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le gouverneur du Vermont, James Douglas, ont fait savoir que selon les termes de l'entente, CVPS et GMP obtiendront un volume d'électricité comparable à celui qu'Hydro-Québec leur fournit actuellement. Les entreprises américaines prévoient acheter jusqu'à environ 225 mégawatts sur une période allant de novembre 2012 à 2038.
Le Québec continuera ainsi de fournir le tiers de l’énergie consommée au Vermont. Cette proportion pourrait toutefois grimper si la centrale nucléaire Vermont Yankee cesse d’opérer en 2012. «S’il devait y avoir une fermeture de la centrale nucléaire, je ne m’étonnerais pas que le Vermont frappe à nouveau à notre porte», a fait savoir le premier ministre.
L'entente comporte notamment un mécanisme de régularisation des prix qui aurait pour effet de protéger la clientèle contre la volatilité des prix du marché sur la durée du contrat. «Les prix seront déterminés par la valeur médiane du marché, ce qui évite les extrêmes pour les consommateurs du Vermont, mais également pour la société d’État Hydro-Québec, a indiqué Jean Charest. On obtient le meilleur prix possible dans un contrat ou chacun trouve son compte.»
Selon le gouverneur du Vermont, Jim Douglas, cette entente sera bénéfique tant pour le Vermont que pour le Québec. «Un nouveau contrat à long terme avec Hydro-Québec se traduira par des tarifs d'électricité avantageux pour les clients et contribuera à l'avenir économique de notre État, a déclaré M. Douglas. Ce contrat nous assurera un approvisionnement stable en énergie propre et renouvelable à prix concurrentiel jusqu'en 2038.»
Le contrat qui lie actuellement le Vermont et Hydro-Québec, signé le 4 décembre 1987, prendra fin en 2016.
L'entente de principe fixe au 30 juin 2010 l'échéance de la négociation des principales dispositions de ce contrat, de façon à ce que les parties puissent obtenir les approbations internes nécessaires et valider l'entente au plus tard le 31 juillet 2010.
Les exportations d’Hydro-Québec représentent 8% de la production, mais 32 % des profits, ce qui démontre, selon le premier ministre, l’intérêt d’encourager le développement d’une capacité de production d’électricité additionnelle permettant de combler les besoins des voisins du Québec. «Ça ouvre la porte à des ententes qui peuvent se multiplier ailleurs aux États-Unis», a laissé entendre Jean Charest.








