La compagnie tente actuellement d’obtenir un financement de 140 M$. L’usine de Québec, spécialisée dans la fabrication de papier journal, peine de plus en plus à maintenir la cadence. L’an dernier, en mars, l’usine avait dû suspendre ses opérations pendant deux semaines.
La baisse des tirages des journaux papier, qui perdent du terrain au profit de l’information sur le web, affecte de plus en plus chaque année les ventes de la papetière.
Pour le Conseil de l’industrie forestière du Québec, qui a réagi aujourd’hui, il faut accélérer les travaux du comité spécial formé des ministres Normandeau, Gignac et Hamad, à défaut de quoi Yves Lachapelle, l’adjoint au pdg du CIFQ, craint que les derniers producteurs de papier journal au Québec ne disparaissent.
Ce comité a été formé l’automne dernier afin de faire passer les usines québécoises de papier journal du quatrième au deuxième quartile quant aux coûts de production. Cela permettrait aux entreprises québécoises de conserver des parts de marché.
…et le syndicat, un appel au gouvernement fédéralPour ce qui est du syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), on croit que le gouvernement Harper a «tout simplement lancé la serviette dans le cas de l'industrie forestière lui préférant l'industrie du pétrole, dans l'ouest et l'industrie de l'automobile, en Ontario», peut-on lire dans le communiqué envoyé aux médias, hier. Pour la député bloquiste de Québec, il est urgent que le gouvernement fédéral pose des actions. «L’inaction et l’attentisme des conservateurs ont des conséquences bien réelles, on le voit cruellement avec cette annonce qui met une nouvelle fois en lumière les graves difficultés de l’industrie québécoise de la forêt. Les députés conservateurs de la région de Québec – la ministre responsable de la région de Québec, Josée Verner, et la députée de Beauport-Limoilou, Sylvie Boucher, en tête – peuvent bien se vanter d’être ″au pouvoir″, mais le seul véritable pouvoir qu’ils ont, c’est celui d’obéir à un premier ministre qui a clairement tourné le dos au Québec et à ses industries», a lancé Christiane Gagnon.








