Ces barrières devront être ajoutées d’ici quatre à cinq ans, souligne M. Gagné. Les heures de pointe (6h à 9h et 16h à 19h) sont prisées par les transporteurs. À un tel point que l’Aéroport international Jean-Lesage n’a plus de barrières disponibles à ces moments de la journée. Les barrières sont les endroits où embarquent et débarquent les passagers. Chaque avion peut y demeurer près d’une heure avant ou après chaque vol.
L’ajout de barrières serait bénéfique pour la compétition. Cela demandera toutefois des investissements importants que le pdg estime à 40 à 50 M$ dans les dix prochaines années. Le prix des billets pourrait ainsi diminuer, et l’aéroport de Québec deviendrait dès lors plus compétitif avec celui de Montréal, qui offre encore des prix plus bas, pour la plupart de ses vols.
L’écart s’amenuise, toutefois. «Tranquillement, on est en train de réduire cet écart-là d’année en année, soutient le pdg de l’aéroport. C’est plus une question de culture qu’une question de prix», croit-il.
Développer vers les États-UnisPour l’année 2010, l’aéroport a connu une croissance de 15%, une des meilleures performances au Canada. C’est 150 000 passagers supplémentaires qui ont transité par l’Aéroport international Jean-Lesage l’an dernier, pour un total de 1,2 M de voyageurs.
Depuis 2008, c’est une augmentation de 55%. Pour Gaëtan Gagné, l’explication est simple : «La capacité. Québec n’avait pas d’infrastructures qui permettaient de faire une expansion.»
Ce dernier vise, pour 2020, un flot de 2 M de passagers annuellement. Pour ce faire, «la stratégie c’est de développer les vols vers les États-Unis». Cela permettrait aussi d’avoir un centre de pré-dédouanement, un projet dans les cartons de l’aéroport depuis quelques années déjà. Avec ce terminal américain basé à l’aéroport de Québec – qui comprendrait ainsi un coin de l’aéroport considéré sol américain – des compagnies aériennes américaines pourraient être tentées d’offrir des vols à destination ou en partance de Québec.
Ainsi, pour la prochaine année, de nouvelles destinations américaines devraient s’ajouter, ainsi que des destinations européennes. Plus de détails seront connus en mars.
Port en progressionLe Port de Québec est en croissance. Pour preuve, le nombre de croisiéristes qui ont mis le pied à terre à Québec a été de 102 274 passagers en 2010. C’est la première fois que le cap des 100 000 est franchi. Il s’agit d’une augmentation de 18 % sur 2009. En plus, ces monstres des mers deviennent des attractions touristiques. Les transbordements de vrac ont aussi augmenté de 10 % par rapport à l’an dernier. On anticipe de bons rendements pour l'année 2011 qui s'amorce.








