Depuis qu’elle se promène d’un océan à l’autre, la camionneuse livre ses pensées dans un blogue au http://camionneuse.blogspot.com. «Au début, j’avais beaucoup à apprendre, mais j’ai voulu ensuite faire connaître ça à ma famille. J’ai commencé un blogue, alors qu’on en était aux balbutiements. En 2007, j’ai eu une chronique à l’émission de Marie-France Bazzo "la mondialisation vue du camion". J’ai tout simplement eu envie de communiquer mes découvertes de voyages. C’est spontané et authentique», résume-t-elle.
Sandra Doyon ne caressait pas au départ le rêve d’être camionneuse. D’abord guide quelques années, elle a troqué son chapeau d’accompagnatrice de touriste pour celui d’experte de la route. C’est son goût du voyage qui l’a poussée à suivre, en 2000, une formation de 600 heures de théorie et d’entraînement pratique au Centre de formation en transport routier de Saint-Jérôme (CFTR), avec son conjoint de l’époque Richard.
«Je me suis laissé prendre au jeu. Après ma sortie de l’école, j’ai partagé pendant huit ans la route pendant avec mon conjoint, environ 18 jours par mois. On s’est séparé l’an dernier. J’avais envie de continuer de partager la route, pour aller plus loin, plus vite, mais aussi partager mes découvertes. J’ai une nouvelle partenaire», résume-t-elle.
Sandra Doyon a aussi dit «Bye! bye!» à son employeur CAT pour travailler au sein de l’équipe de Transwest, ce qui lui permet de rouler vers l’Ouest du continent, notamment en Californie.
Sandra Doyon offrira une conférence mardi le 18 mai, à 14h et 17h30, à l’Auditorium 1 du Musée de la civilisation, nommée «La vue de mon camion». «Je vais parler du métier, des routes que j’ai vues, des paysages que j’ai médités et des personnages qui m’ont marqués. Il y aura aussi un extrait du film, mais pour la distribution au Québec, ça reste à confirmer», prévient-elle.
La vie de Sandra Doyon a été figée sur pellicule, dans un documentaire de 52 minutes réalisé par un duo de Français composé de Laure et Jean-Pierre Armanet. «C’est un portrait d’un point de vue artistique. Ils [les réalisateurs] ont voulu que ce soit inspirant. Il y a eu des tournages l’an passé en février, mai et juin, à Montréal et jusqu’à la Californie. On a eu de belles rencontres sur la route», résume la camionneuse.
Information sur la conférence du 18 mai: 418 643-2158








