«C’est avant tout une question d’incompréhension. Peut-être que la solution est effectivement de déménager le manège Militaire [dans le secteur du quadrilatère formé par les rues Fiedmont, Pierre-Martin, Jean-Lelarge et par le boulevard Hochelaga]. Je ne dis pas que ça ne doit pas être là, mais il importe que le gouvernement soit clair. Je dénonce le manque de transparence et le manque de coordination du projet», explique Pascal-Pierre Paillé.
Pour le député, le fait que les 92 familles de militaires habitant ce secteur se soient vues confrontées à la décision de les relocaliser pour pouvoir déménager le Manège militaire dans leur secteur et vendre les terrains restants sans aucune consultation et sans aucune indication est inconcevable. De plus, M. Paillé estime que la Défense devrait protéger les essences rares qui poussent dans le boisé situé à proximité du secteur.
Malgré tout, il reste difficile d’ignorer l’état des résidences de l’armée à Sainte-Foy. Le secteur a visiblement connu des jours meilleurs et plusieurs logements demeurent inoccupés dans un quartier par ailleurs très demandé. «Plusieurs résidences dans ce secteur ont peut-être besoin de rénovations. Par contre, pour de nombreuses autres, c’est déjà fait. Ce secteur est en effet sous-utilisé, mais ce n’est pas parce que ce n’est pas habitable. Ça pourrait bien être dans les plans de la Défense de construire le Manège à cet endroit depuis un certain temps», affirme Pascal-Pierre Paillé
Du côté de l’Association des conjointes de militaires canadiens, on est à mettre un plan de défense sur pied. «Pour l’instant, les gens qui veulent nous appuyer peuvent le faire par courriel. Nous ferons aussi une tournée du quartier pour voir ce que les gens pensent, pour tâter le pouls», précise Marie-Josée Huard, une conjointe de militaire.
L’association devrait faire parler d’elle de nouveau en début de semaine prochaine puisqu’elle entend mettre en action de nouveaux moyens de pression.








