De son côté, le gouvernement peine à soutenir les producteurs qui éprouvent de nombreuses difficultés depuis près de quatre ans. «On poursuit le travail avec la Fédération (des producteurs de porcs du Québec) et l’Union (des producteurs agricoles) pour essayer de trouver des solutions à court terme à la problématique», a mentionné Norman Johnston, sous-ministre au ministère de l’Agriculture.
En marge de la manifestation gourmande la semaine dernière à Québec – premier événement du genre qu’a tenu la Fédération – le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, David Boissonneault, a souligné que les pertes sont considérables. «Depuis la dépréciation du dollar américain, à ma ferme, j’ai perdu 30% de revenus», évalue-t-il.
«L’enveloppe gouvernementale dédiée au programme de stabilisation a été dépassée. Ça ne répond plus aux demandes actuelles de l‘industrie. (…) On ne fait pas d’argent; on survit. Plusieurs entreprises ne réussissent pas à passer à travers la crise et font faillite. Il y a une restructuration à faire», renchérit François Berthiaume, producteur à la ferme Porc SB, à Saint-Elzéar en Beauce.
«Il faudrait que les consommateurs et les restaurateurs accepte de payer la plus-value. On va créer ainsi une chaîne de valeurs, où la qualité d’ensemble sera la meilleure», conclut le président de la Fédération.
Rappelons que le porc du Québec est exporté dans 125 pays et que plus de 60% de sa production est dédiée à l’exportation.
Groupe Québec Hebdo.








