«Depuis quelques années, nous remarquons chez les visiteurs plus âgés un besoin croissant d’information pour cheminer dans leur carrière ou pour réaliser une passion. Ils nous posent des questions sur les programmes de formation spécifiques offerts aux retraités. Nous nous sommes rendu compte qu’au Salon, l’expertise était là, mais qu’on n’en parlait pas vraiment. Cette année, nous avons des réponses pour eux», promet Pascale Clément, directrice générale du Salon.
C’est que si la tendance se maintient, les retraités seront de plus en plus nombreux à occuper un nouvel emploi, à temps partiel surtout. En 2010, on notait déjà la présence de 7 000 personnes âgées de 65 ans et plus sur le marché du travail dans la région de la Capitale-Nationale, ce qui représentait un taux d’activité de 7,5 %.
Plutôt que de chercher de nouveaux partenaires, les organisateurs du salon ont travaillé de concert avec les exposants qui prenaient déjà part à l’événement afin de vérifier qui parmi eux offraient des services destinés aux retraités. Plus d’une quinzaine d’exposants ont répondu à l’appel et plusieurs centres de formation donneront de l'information destinée spécifiquement aux futurs et aux jeunes retraités.
«Il y a un départ massif qui s’en vient. Il faut soutenir les futurs retraités dans leur démarche. Nous sommes partis de ce qu’on avait à l’interne pour créer un répertoire destiné à cette clientèle», indique Mme Clément.
«Cette clientèle-là [les retraités] c’est une richesse qu’il ne faut pas laisser partir trop vite.» - Pascale Clément, directrice générale du Salon éducation emploi de Québec
Pour les entreprises, une telle initiative pourrait signifier plus de mentorat et de l’aide dans l’implantation d’une culture d’entreprise auprès des jeunes travailleurs. «On a un problème pour le recrutement de main-d’œuvre spécialisée. Cette clientèle-là [les retraités] c’est une richesse qu’il ne faut pas laisser partir trop vite. Même si ce n’est pas dans le domaine dans lequel ils ont travaillé, les entreprises peuvent avoir intérêt à embaucher une personne qui a une très vaste expérience de travail, comme mentor par exemple», termine la directrice générale du Salon.
Quant aux jeunes, ils ne sont pas laissés de côté pour autant. Cette année, il devrait y avoir beaucoup de sciences au Salon. Le stand Bienvenue au Québec sera également de retour pour une quatrième année afin d’informer la clientèle immigrante. Enfin, le secteur minier, Plan Nord oblige, sera lui aussi bien représenté.
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