Le monde compte près de 250 millions de francophones, mais le concept de francophonie est presque toujours rattaché à la culture, aux arts, et à la langue alors que l’économie est peu abordée. C’est face à ce constat que la Rencontre International de la Francophonie Économique (RIFÉ) a été créée, comme un volet à part entière du Forum mondial de la langue française qui se tiendra à Québec du 2 au 6 juillet.
«Le but de cette rencontre c’est de dire parlons-nous, établissons encore plus de rapports. Il nous faut le meilleur réseau économique possible connecté par la langue», explique Benoît Bernier, qui a fraîchement cédé son poste de directeur de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.
Néanmoins, la RIFÉ n’a pas pour but de fermer complètement la porte à toute autre langue dans le commerce. «II n’est pas inconciliable de faire des affaires en français et en anglais. Si je vais au Brésil, je sais que je ne vais pas parler français avec les gens sur place», précise M. Bernier.
Encourager les jeunes
250 intervenants représentants une trentaine de pays sont attendus à Québec pour définir des stratégies visant à faire la promotion d’un espace économique francophone et de l’affirmer auprès des gouvernements. «On essaye de porter nos discussions à haut niveau, que cela dépasse les organismes du commerce.» Benoît Bernier se félicite que le nouveau président français, François Hollande, ait parlé de l’enjeu du commerce francophone peu après son élection. «Ça change dans le discours des Français.»
Le but est aussi de trouver des solutions pour une meilleure mobilité des entrepreneurs, surtout les jeunes. La RIFÉ se met au diapason du Forum mondial de la langue française en s’axant sur eux. «Nous sommes face au grand défi de la relève. Il y a un changement dans la façon de voir le travail. L’entreprenariat n’a pas forcément bonne presse et n’attire pas les jeunes. On va manquer de jeunes entrepreneurs, c’est une vraie problématique.»
Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo








