Sciences infirmières: où sont les hommes?

Prisca
Prisca Benoit
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Les femmes sont majoritaires dans la faculté des sciences infirmières.

Dossier

ÉDUCATION. Bien que l'Université Laval accueille chaque année plusieurs dizaines de milliers d'étudiants entre ses murs, la représentation entre les hommes et les femmes dans les classes des facultés au premier cycle varie énormément d'un programme à l'autre. Dans la faculté des sciences infirmières, les hommes représentent seulement un peu plus du dixième des inscriptions.

Philippe de Montigny n'est pas seulement le président de l'Association des étudiants et étudiantes en sciences infirmières de l’Université Laval (AEESIUL), il est également l'un des rares hommes inscrits dans le baccalauréat en sciences infirmières. Il ne s'en sort pas si mal. «On est très bien accepté, très bien vu, assure-t-il. Dans ma cohorte, on est environ 20% de gars et la dynamique est tout le temps bonne.»

Les hommes se font rares sur les bancs d'école de la faculté des sciences infirmières. De 2011 à 2015, le pourcentage des inscriptions va seulement de 11,1% à 12,9%. Du côté du taux de diplomation, on passe de 9% à 13% pour la même période. «La profession d'infirmière a été bâtie par les femmes. On y fait beaucoup la promotion de la femme et c'est très bien accueilli des gars qui s'y inscrivent.»

L'étudiant voit que la faculté ne vient pas facilement à l'esprit des hommes qui désirent une carrière dans le milieu de la santé. «J'ai certains amis qui étudient en santé qui n'ont pas considéré la faculté des sciences infirmières parce qu'ils pensaient que ce n'était que pour les femmes», rapporte-t-il.

Miser sur l'image

Bien au fait de la situation, la doyenne de la faculté, Mireille Lavoie, compte travailler sur l'image de la faculté pour attirer la clientèle masculine entre ses murs. «On est en train de revoir les photos qu'on a choisies pour notre image facultaire où on va intégrer une proportion d'hommes équivalente dans nos images.» En plus de son slogan «Devenir une infirmière d'exception», la faculté veut ajouter des bannières où on pourra lire «infirmier d'exception».

D'ailleurs, la majorité des ouvrages remis aux étudiants pour leur cours ont été féminisés pour une lecture plus fluide. «Comme on est très majoritairement des femmes, c'est un choix qui a été fait pour certains documents. Pour alléger le texte, plutôt que d'utiliser que le genre masculin, on utilise le féminin.»

La doyenne observe une augmentation, timide, mais bien présente, de la proportion d'hommes sur les bancs d'école. «On est un peu le reflet de la région de la Capitale nationale, estime-t-elle. Entre 2001 et 2015, la proportion d'hommes est passée de 10% à 12%. C'est à peu près ce qu'on retrouve dans nos classes aussi.»

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Québec Hebdo

Organisations: Association des étudiants, Université Laval, AEESIUL école de la faculté des sciences Québec Hebdo

Lieux géographiques: Région de la Capitale

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