M. Blaquière accuse la province d'utiliser des méthodes archaïques en ce qui concerne sa gestion des matières résiduelles. Selon lui, plusieurs dangers sont liés à l’enfouissement et à l’incinération des déchets, comme c’est le cas à l’incinérateur de Québec, situé à Limoilou. «L’émanation de plusieurs substances toxiques résulte de cet incinérateur, tels les dioxines et les furanes. Ce qu’on oublie, c’est que les cendres, extrêmement toxiques, sont ensuite enterrées», mentionne Denis Blaquière. «Le plus frustrant, c’est que cette méthode de destruction des déchets est unanimement décriée dans le monde entier», conclu-t-il.
S’inspirer du voisin
Pour M. Blaquière, le Québec devrait copier le modèle de la Nouvelle-Écosse. En 1998, le gouvernement de cette province a interdit l’enfouissement et la combustion de tout ce qui est recyclable ou compostable. Les compagnies ont donc emboîté le pas en développant, à leurs frais, des usines de tri, de recyclage et de compostage. Chaque année, la Nouvelle-Écosse épargne ainsi entre 30 et 250 millions $ (dépendamment des coûts sur la pollution). «Cela montre bien que des alternatives existent vraiment, quand la volonté politique est là. C’est un mythe de dire que c’est plus cher d’être vert», indique-t-il.
Une journée d’ouverture au Clap
Le réalisateur est fébrile en vue de la première pour la Ville de Québec : «J’ai l’impression que [le film] va créer un impact sur la population, en raison de la présence d’un incinérateur sur le territoire». Plusieurs représentations seront disponibles et Denis Blaquière sera accompagné de gens du milieu environnemental pour discuter de la question du traitement des matières résiduelles avec le public. Il y aura des périodes de questions et de débats.
Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo








