Cet organisme pancanadien et catholique, qui a été fondé en 1967 par des évêques, a pour but de venir en aide aux populations de l’hémisphère sud aux prises avec des problèmes de pauvreté. Il est financé par les collectes de fonds dans les paroisses, les dons individuels et des subventions gouvernementales, provenant surtout de l’Agence canadienne de développement international. Cet événement s’avère plus que nécessaire, puisque Développe et Paix a vu son aide financière réduite de 60 % dans le dernier budget fédéral.
En 2011, l’organisme a offert son aide dans 30 pays. Avec les dernières coupes budgétaires canadiennes, Développement et Paix ne pourra dorénavant être présent que dans sept pays.
«En plus de diminuer leur contribution monétaire, le gouvernement a changé son mode d’attribution, rapporte un des membres du comité local de Développement et Paix François Delorme. Il choisit dans quel pays nous devons intervenir. Dorénavant, cette aide sera dirigée vers les pays qui offrent le plus grand potentiel d’investissement pour le Canada, plutôt que vers les pays les plus touchés par la pauvreté».
La section régionale de Développement et Paix a d’ailleurs distribué une pétition qui demande au gouvernement fédéral de reconsidérer sa décision. La pétition comte 250 signataires. Elle a été déposée le 1er juin dernier au bureau de la députée de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles, Anne-Marie Day.
Les réseaux locaux de Développement et Paix ont donc été interpellés pour pallier ce manque. Ce spectacle est la première activité de financement que les paroisses de Saint-Charles-Borromée et de Saint-Jean-Eudes ont organisée pour apporter leur soutient financier. Elles veulent sensibiliser la population à la fragilité de l’organisme.
Au cours de l’année, trois autres collectes auront lieu : la collecte de timbres usagés, qui depuis 1992 a permis d’amasser près de 150 000 $; la collecte de fonds lors du carême ; et à l’automne, une campagne de sensibilisation à l’environnement.
Lors du spectacle, un chapeau sillonnera les rangées de l’Église pour récolter les dons.
Charlesbourg Express, membre du Groupe Québec Hebdo








