En 2004, la vision de la CCNQ s’est élargie avec l’élaboration du Schéma directeur d’aménagement lumière, proposant une planification lumière selon différentes échelles de perception de la ville.
En misant sur la lumière comme outil de mise en valeur du patrimoine bâti et des paysages, 63 sites à vocation différentes ont été identifiés. Des concepts ont ensuite mené à la réalisation de projets de mise en lumière, comme le Château Frontenac, le cap Diamant et le Musée national des beaux-arts du Québec.
Quant à l’amélioration nocturne des paysages, les approches retenues favorisent des principes de développement durable. Par exemple, le projet de la Promenade Samuel-De Champlain et le boulevard du même nom, mis sur pied lors du 400e de la Ville de Québec, a inclus entre autres la planification de nouveaux éclairages fonctionnels.
D’autres projets de mise en lumière de la Vieille Capitale ont pris naissance depuis deux ans. L’artiste multidisciplinaire Robert Lepage et le concepteur lumière Martin Gagnon ont su revitaliser les silos de la Bunge dans le Vieux-Port de Québec, avec la présentation duMoulin à images, et plus récemment, les projections lumineuses d’Aurora Borealis (réalisées avec la participation financière de la CCNQ).
Outre la CCNQ et Robert Lepage, Hubert Gagnon semble avoir flairé la bonne affaire, considérant le nombre de projets de mise en lumière en croissance à Québec. Mais c’est d’abord une histoire de passion qui a poussé le jeune designer visuel et lumière à se spécialiser dans le domaine.
«Depuis que je suis jeune, je suis fasciné par la lumière. Je ne sais pas d’où ça vient. J’ai commencé par un stage au Festival d’été de Québec, à l’âge de 13 ans. À 15 ans, j’avais ma compagnie de location de matériel d’éclairage. J’ai suivi des cours d’électronique au Cégep de Limoilou et de Gestion de commerce à Garneau, mais je n’ai pas terminé les programmes. J’ai fait un peu ma propre école», témoigne-t-il.
Après avoir vendu sa compagnie de matériel d’éclairage, il fonde Blackout Design en 2006. Depuis, les contrats se succèdent, tant au Québec qu’à l’étranger. «C’est à peu près 50% à l’International et 50% à Québec et dans la province», précise-t-il.
La lumière est un médium proposant de nombreuses possibilités. Avant que le projet ne prenne place notamment au cœur de spectacles et événements comme L’hommage à Johnny Cash au Théâtre Capitole ou le Red Bull Crashed Ice, Blackout Design peut le présenter de manière virtuelle.
«Chaque projet peut être présenté en temps réel, grâce à un système de visualisation 3D», souligne Steve Ross, directeur de production à Blackout Design.
Blackout Design habille en lumière différents événements, mais aussi des éléments architecturaux. Hubert Gagnon commente qu’il aurait bien aimé piloter la mise en lumière de l’Hôtel de Ville ou le Pont de Québec. «Le quartier Saint-Roch m’intéresse aussi beaucoup», ajoute-t-il.
La jeune entreprise a le vent dans les voiles et possède déjà une feuille de route impressionnante, avec des clients comme le Cirque du Soleil, Dufour, Gestev et Téélé-vision. Cet été, Blackout Design prendra part aux projets spéciaux du Festival d’été de Québec et possiblement à la mise en lumière de la rue Saint-Jean. «On est en pourparlers», a précisé M. Ross.







