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L’étude de marché de ce projet évalué entre 10 M$ et 15 M$ selon le nombre de salles aménagées – entre 5 et 10 – devrait être complétée à la fin mars 2012. Le montant de cet investissement n’inclut pas les espaces de stationnement souterrain, dont le nombre est à définir.
«Il faut trouver la bonne équation entre le nombre de salles, de sièges et la rentabilité financière. Une fois l’étude de marché complétée, on se lance dans le programme fonctionnel et technique. On vise 2015 pour l’ouverture du cinéma», détaille Christian Yaccarini, président de la société de développement Angus.
Quant à l’emplacement précis du cinéma sur le terrain de la rue Saint-Vallier Est, entre les rues Saint-Anselme et Caron, il sera déterminé par les études de volumétrie.
«Le besoin pour un cinéma au centre-ville de Québec est là. Il y a tout un territoire non desservi. La qualité de la programmation va faire la différence», justifie-t-il. Les films d’auteur seront donc à l’honneur. Le futur cinéma pourra jouer un peu le rôle d’une cinémathèque au niveau de la diffusion, en présentant par exemple de vieux films, mais sans le rôle de conservation.
Collaboration avec le milieu
La directrice du projet, Martine Rochon, insiste sur l’expérience globale visée pour l’amateur de cinéma qui franchit les portes du cinéma. «On veut que les gens vivent une expérience avant, pendant et après la projection. Il y aura fort probablement un restaurant, un bar ou un café où les gens pourront venir échanger», avance-t-elle.
«On souhaite développer des liens avec les événements à Québec, comme le Festival de jazz de Québec avec lequel on pourrait présenter, par exemple, des rétrospectives thématiques. On travaille aussi en collaboration avec Michel Savoie du cinéma Cartier», indique-t-elle.
Bâtiment LEED
«On veut que notre projet vienne consolider le quartier Saint-Roch. Ce n’est pas encore gagné, la revitalisation.» - Christian Yaccarini, président de la société de développement Angus
Le grand manitou de la société de développement Angus promet que la qualité sera au rendez-vous dans tous les aspects du complexe, que ce soit la projection, le visionnement ou le son. Certains des écrans numériques seront notamment dotés de la technologie 3D. «On va aller chercher le même niveau de qualité qu’au complexe eXcentris à Montréal», exprime celui qui en est le président.
La société de développement Angus souhaite obtenir une certification LEED (Leadership in Energy and Environemental Design) pour le bâtiment de son cinéma – dont le nom n’a pas encore été dévoilé –, tout comme le futur Diamant, pour lequel elle travaille en collaboration avec Ex Machina. «On va utiliser des matériaux locaux qui vont favoriser la qualité d’écoute», assure M. Yaccarini.
Cinéplex Odéon: pas un concurrent direct
Selon M. Yaccarini, la vétusté de l’équipement a été l’un des facteurs ayant mené à la fermeture du Cinéplex Odéon Place Charest, qui était locataire de l’endroit. Le président de la société de développement Angus ne se sent pas vraiment menacé par le retour d’un éventuel Cinéplex Odéon au centre-ville.
«Si un troisième complexe (après ceux de Sainte-Foy et Beauport) ouvre ses portes au centre-ville, ça rejoindra une autre clientèle. Ça risque plus de s’implanter dans un milieu de centre d’achat, comme Place Fleur de Lys et les Galeries de la Capitale», évalue-t-il.
Quant à une possible compétition entre les rues Saint-Vallier et Saint-Joseph par l’ajout de commerces potentiels autour du cinéma, la société Angus souhaite plutôt développer une étroite collaboration.
«On ne veut pas que Saint-Vallier vienne déshabiller Saint-Joseph. On veut que ça vienne consolider le quartier Saint-Roch. Ce n’est pas encore gagné, la revitalisation. On travaille en ce sens avec la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville de Québec et le service d’Urbanisme de la Ville de Québec», explique M. Yaccarini.
Groupe Québec Hebdo.







