Les élèves se dotent d’un code d’éthique

Isabelle
Isabelle Chabot
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Dès l’automne prochain, les élèves de niveau secondaire de la Commission scolaire de la Capitale auront leur code d’éthique. Le comité jeunesse, composé de 25 adolescents provenant des différentes écoles et de centres de formation, a réussi une nouvelle étape, celle de présenter la liste d’engagements auxquels les jeunes adhéreront. Il s’agit d’un projet unique en province.

«Ce n’est pas un nouveau règlement. Ce sont des valeurs que l’on devrait adopter à l’école et partout ailleurs», explique Edward Felipe Beltran Gil, un élève de l’école Joseph-François-Perrault et membre du comité. Les quatre valeurs retenues sont le respect, la rigueur, l’intégrité et l’engagement.

Le code d’éthique est le résultat d’une réflexion du comité jeunesse visant à déterminer les moyens collectifs pour persévérer et réussir à l’école. L’obtention de bons résultats en cours et un climat sain dans en classe ne sont pas nécessairement du ressort de l’enseignant. La responsabilisation entre les élèves grâce à ce projet vise également à diminuer le nombre d’interventions liées à la discipline.

Les adolescents se sont questionnés afin de sélectionner des moyens pouvant influencer le climat en classe. «Je ne suis rien sans nous, nous ne sommes rien sans Je. Cette phrase veut tout dire. Ça signifie que sans les actions des individus dans un groupe, on ne peut pas avancer. C’est vraiment la persévérance de chacun et tout le monde est responsable de son succès», a précisé la porte-parole du comité jeunesse, Alexane Drolet. Les 12 règles de vie sont formulées au Je afin d’impliquer les jeunes dans leur réussite scolaire et les conscientiser au rôle qu’ils jouent dans l’ambiance en classe.

La présentation publique du nouvel outil a reçu l’appui de plusieurs groupes. L’organisation des Remparts, les Capitales de Québec et le Rouge et Or de l’Université Laval font partie du lot. L'entraîneur-chef de l'équipe masculine de volleyball Rouge et Or de l'Université Laval, Pascal Clément, est un ancien étudiant de l’école secondaire de Neufchâtel. «Le projet d’éthique est très actuel. Dans cette grande période d’instantanéité, il faut prendre le temps de s’arrêter. Ça exige un engagement, une réflexion et une prise de décision», a commenté M. Clément. Même son de cloche pour le gérant des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini. Ces joueurs acceptent d’instaurer un système ressemblant à un code d’éthique lors du camp d’entraînement. Une formule qui porte fruits, selon lui.

Les 25 élèves du comité jeunesse auront pour tâche au cours des prochains mois de faire connaître les 12 engagements. Le code d’éthique devrait être intégré dans les agendas scolaires pour l’automne 2013.

À lire aussi: Le code d’éthique dévoilé

 

 

 

L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Université Laval, Services éducatifs des jeunes, Societe Québec Hebdo

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires