Voyager différemment en toute équité avec le milieu

Isabelle
Isabelle Chabot
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Voyager sans laisser de traces, c’est possible. De plus en plus de commerces touristiques offrent des solutions de rechange au tourisme traditionnel afin de diminuer les impacts sociaux et environnementaux. L’Autre Jardin, une auberge de Québec, en collaboration avec le Carrefour Tiers-Monde ont organisé hier un Rallye-portes ouvertes sur le tourisme équitable afin de sensibiliser la population.

Le défi était de taille puisque les organisateurs disposaient de deux heures pour convaincre, sensibiliser et expliquer le sens du terme tourisme équitable. La population était invitée à une des rares activités conçues spécifiquement pour faire découvrir ce monde encore méconnu.

Le tourisme durable est né vers 1987 alors qu’une Commission mondiale sur l’environnement et le développement est créée. Très peu répandue à l’époque, cette vision du voyage gagne du terrain et en 2007, un Centre d’excellence sur les destinations touristiques est mis sur pied à Montréal. Pendant ce temps, Carrefour Tiers-Monde ouvre en 2000 la première auberge d’économie sociale au Québec. L’hôtel est aujourd’hui écologique, équitable et local, le seul établissement hôtelier au Canada à offrir des produits équitables autant sur le plan de la décoration, de la nourriture et des fournitures de chambres comme les serviettes issues du commerce solidaire. Le tourisme durable vise à satisfaire les besoins des voyageurs tout en respectant l’environnement des régions hôtes au niveau de l’économie, la société et l’environnement. «Le tourisme traditionnel connaît le plus grand essor. En 2002, il y avait 700 millions de touristes. L’Office mondial du tourisme prévoit que 1,6 milliard de personnes voyageront d’ici 2020. Il faut faire attention afin que le tourisme ne devienne pas un prédateur», explique l’agente d’éducation au Carrefour Tiers-Monde, Marlène Dubois. Pour ce faire, les voyageurs doivent se poser des questions sur leur comportement et les produits touristiques offerts. «On peut faire de petits efforts pour commencer sans devenir [extrême], soutient Mme Dubois. Par exemple, faire du marchandage modéré avec les artisans et faire attention au gaspille de l’eau, autant ici qu’à l’étranger.» Voilà des trucs proposés durant la courte conférence précédant le rallye. Une trentaine de personnes provenant de divers horizons ont participé à l’événement. L’activité était l’occasion d’apprendre sur ce nouveau mode de voyage afin d’être plus apte à poser les bonnes questions lors du prochain périple. «Le tourisme durable devient de plus en plus accessible, ajoute Mme Dubois. On en parle plus et les agences de voyages doivent répondre à la demande.» La sensibilisation, par le biais de journée d’information, demeure une première étape d’un long processus.

Pour plus d’informations sur le tourisme durable, vous pouvez consulter le site Internet: http://www.carrefour-tiers-monde.org/04_tourisme-durable/tourisme-durable.php

Organisations: Commission mondiale, Centre d’excellence, Office mondial

Lieux géographiques: Carrefour Tiers-Monde, Montréal, Québec Canada

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  • Gilles Gagnon
    19 juillet 2010 - 12:41

    Article fort intéressant et parlant mais : SVP - Éviter les sigles dans vos articles comme dans la phrase : " ... 700 M de touristes. L’Office mondial du tourisme prévoit que 1,6 G de personnes voyageront d’ici 2020 ...".