Le Défi vert de Québec veut fermer l’incinérateur dans les plus brefs délais

Luc
Luc Fournier
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Le candidat du Défi vert de Québec (DVQ), Nicolas Frichot, a dévoilé ses intentions pour le district de Maizerets-Lairet ce matin. En exclusivité, Québec Hebdo a su que le DVQ veut la fermeture le plus tôt possible de l’incinérateur de Québec, que le parti voit comme un facteur de pollution important. Québec serait le troisième plus gros producteur de furanne en Amérique du Nord, avance le candidat à la mairie Yonnel Bonaventure. Ce gaz est potentiellement cancérigène.

Le furanne est produit par l’incinération de Polychlorobiphényle (PCB), un produit chimique organique chloré que l’on retrouve surtout dans le secteur industriel. L’incinérateur nuirait à la santé des citoyens du quartier, selon le parti, qui indique que les résidus envoyés dans l’air par l’incinération des déchets se retrouvent dans un rayon de six kilomètres.

Le DVQ prône plutôt un meilleur tri sélectif, en ajoutant un bac pour le verre afin de garder la qualité du papier, souvent altérée par la présence du verre cassé. De plus, le parti veut que soit instaurée la cueillette des matières putrescibles (compost). «C’est de l’argent qui dort», croit le candidat en ajoutant que le compost peut être bénéfique pour la production agricole.

L’option de rechange que prône Nicolas Frichot pour les matières non récupérables est un site d’enfouissement qui inclurait la récupération du biogaz. Il propose aussi l’ajout de la consigne sur l’ensemble des bouteilles de plastique.

Henri-Bourassa, boulevard urbain

Le candidat originaire de la Suisse veut aussi que soit fermé à la circulation lourde le boulevard Henri-Bourassa, qu’empruntent les camions pour accéder au port de Québec. Il propose que ceux-ci accèdent au port exclusivement par l’autoroute Dufferin-Montmorency. Ainsi, Henri-Bourassa pourrait être transformé en boulevard urbain, avec moins de voies et plus de verdure.

Nicolas Frichot veut aussi l’ajout d’un écolobus dans le quartier et l’implantation de marchés pour favoriser l’achat local.

Amphithéâtre : pas de financement de la part de la Ville

Pour ce qui est d’un nouvel amphithéâtre à Québec, le candidat à la mairie Yonnel Bonaventure s’est dit contre l’idée que la Ville de Québec subventionne le projet. «S’il (Régis Labeaume) fait venir les Nordiques, tant mieux, mais la Ville de Québec n’a pas à payer pour ça», souligne-t-il en ajoutant qu’un tel investissement serait une aberration totale. «90% des gens ne sont pas prêts à payer pour ça», soutient le candidat vert à la mairie. Le parti propose plutôt un incitatif fiscal pour ce qui est de la construction de stationnements et d’éléments de construction LEED.

Organisations: Défi vert de Québec, Ville Pour

Lieux géographiques: Port de Québec, Suisse, Boulevard Henri-Bourassa Autoroute Dufferin-Montmorency Amphithéâtre

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  • Michel J. Grenier
    19 juillet 2010 - 12:41

    Ce qui attire mon attention, dans cet article, est la consigne. Je faisais partie, à l'époque, des embouteilleurs qui ont mis au point le système de consigne du Québec. Selon moi, le système de consigne de boissons gazeuses et de bière du Québec devrait être étendu aux bouteilles d'eau, aux canettes et bouteilles de jus, ainsi qu'aux bouteilles de vin. Il est grand temps que la SAQ se mette, elle aussi, au pas... C'est, selon moi, le meilleur système qui ait été mis au point, même s'il date de 25 ans. En effet, les embouteilleurs/distributeurs/grossistes qui alimentent les détaillants du Québec possèdent déjà leur propre flotte de camions qui reviendraient vides si la consigne était abolie. Actuellement, le camion qui livre reprend les sacs de canettes et bouteilles vides, alors qu'il est déjà sur place, et l'embouteilleur/distributeur les retourne, à ses frais, aux centres de tri. En fait, le coût est minime et est, en finale, absorbé par les consommateurs de ces produits, et non pas par la société en général. C'est un système de pollueur-payeur. Encourager un système parallèle, par l'abolition de la consigne, reviendrait à faire porter le fardeau par l'ensemble de la société, alors qu'il devrait être supporté par le pollueur lui-même, tel que présentement. Le seul "hic" que je vois au système actuel est le 2 sous par canette ou bouteille qui est retournée au détaillant comme frais de manutention. Il s'agit de 48 cents par caisse de 24, ce qui est énorme. C'est la défunte chaîne Steinberg qui avait mis la compagnie Coca-Cola au mur, en menaçant de délister ses produits de tous ses magasins si celle-ci ne lui versait pas 2 cents par cannette ou bouteille comme frais de manutention. Coca-Cola a alors plié, puis Pepsi-Cola, et toutes les autres chaînes et détaillants ont adopté la politique de Steinberg envers l'industrie. C'est ce qui fait que le système actuel, dès qu'il dépasse 72% de retour, devient déficitaire. En effet, on charge 5 cents et on rembourse 7 cents. Si ce frais de manutention était éliminé, comme il devait l'être, à l'époque, cela faciliterait le tout puisque le fonds ne pourrait être en déficit, et le taux de recyclage pourrait atteindre des sommets inégalés. La plupart des détaillants ont maintenant des machines automatiques pour recueillir les contenants. 48 sous la caisse est plus que le profit réalisé par un embouteilleur/distributeur, sans compter le profit de détail déjà réalisé, par le détaillant, sur le contenu. Le petit pourcentage de contenants qui ne seraient pas retournés financerait facilement l'administration du fonds. Abolir la consigne serait remettre plus de 2 milliards de contenants uni-service dans le circuit des municipalités. Rappelez-vous les années où c'était plein de canettes et de bouteilles sur le bord de nos routes. Nous ressemblions à certains pays du tiers-monde. Est-ce le type de société à laquelle nous aspirons ?

  • André Houle
    19 juillet 2010 - 12:41

    Bonjour, C'est une solution irréaliste de vouloir fermer l'incinérateur dans les plus brefs délais. On ne dispose pas aussi facilement de 300 000 tonnes de déchets brûlés par l'incinérateur chaque année. Monsieur Frichot nous démontre sa méconnaisance de la problématique de la gestion des matières résiduelles. André Houle - Candidat indépendant Maizerets-Lairet.

  • Rémi Gosselin
    19 juillet 2010 - 12:40

    Je crois sincèrement que les gens du Défi Vert auraient intérêt à refaire leurs devoirs en matière de production de furanes à l'incinérateur de Québec. La quantité rejetée dans l'atmosphère est infime et à peine mesurable avec les instrumentations pourtant sophistiquées actuelles. De plus, présentement, toutes les MRC du Québec cherchent des solutions alternatives aux sites d'enfouissement qui engendrent une pollution infiniment plus grande qu'un incinérateur, tant par le lixiviat que par les gaz (justement) qui se dégagent et que, même avec les technologies les plus avancées, on ne peut récupérer et empêcher de se répandre dans l'atmosphère. L'ère des sites d'enfouissement est révolue depuis longtemps. Mais ça fait de vouloir fermer un incinérateur que bien des régions voudraient avoir.