«La sensation de dessiner autre chose que ce que je connais (les arbres, l’eau, des kayaks!) est vraiment spéciale. Je me retrouve à la fois dans une zone inconfortable et stimulante», écrit l’artiste qui demeurait il n’y a pas si longtemps à Lac-Delage. Sur son blogue, elle admet avoir mis un peu de côté les rivières et les kayaks pour des éléments de son nouveau quotidien, comme des fruits asiatique dont elle ne connaît encore le nom français. Elle a d’ailleurs pris une nouvelle direction artistique.
«La réception de mon nouveau style, contemporain, a été excellente. J’ai donc présenté une trentaine de tableaux, dont près de 90% étaient du mix media, de l’encre, de l’huile et de l’acrylique. Le 10% était de l’aquarelle, soit mon style traditionnel.» Une quarantaine de personnes ont pris part à son premier vernissage en Chine.
Pour en arriver à ce résultat, il lui a fallu 15 mois de préparation et 100 heures de cours de chinois. Il lui aura surtout fallu passer outre ce qu’elle appelle un «blocage de dessin» de 10 mois, qui lui a toutefois permis d’explorer l’abstrait. Le choc culturel ne serait peut-être pas étranger à cette panne d’inspiration momentanée.
La peintre qui utilise des pinceaux qu’à de rares occasions (80% à 100% de ses toiles sont faites sans pinceau), s’exécute parfois en public, devant le regard des passants ou d’invités. Cette méthode est aussi nommée «peinture indirecte». L’artiste verse les couleurs directement à partir de sa palette sur le papier, pour laisser l’eau faire son travaille de transporteur. Une méthode qu’elle compare métaphoriquement au kayak, pour laquelle discipline Stéfanie Vallée a été championne canadienne et championne nord-américaine, en 2004.
La peintre de la Saint-Charles peint maintenant Shanghai
Stéfanie Vallée a peint sous toutes ses coutures la rivière Saint-Charles, qu’elle a sillonnée à maintes reprises comme kayakiste et membre de l’Équipe canadienne de kayak en eau vive. Lors de son exposition à la Maison O’Neill, à la fin de 2008, la peintre qui venait de laisser de côté sa carrière d’athlète pour se concentrer sur son art caressait le rêve d’aller exposer à Shanghai, en Chine. Voilà que ce qui semblait être une lubie s’est transformée en réalité à l’occasion de son premier vernissage dans cette mégapole asiatique.
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