La pauvreté touche tout le monde

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Elle touche aussi les personnes âgées

 

Il arrive souvent, quand l’on marche dans la rue, de voir des jeunes qui tentent de nous quêter de l’argent, sous le prétexte qu’ils n’ont pas d’argent pour manger, et il m’est même déjà arrivé de voir un jeune fouiller littéralement dans les poubelles d’un abribus pour se chercher des restants de nourriture, tandis que j'en ai vu  d'autres qui cherchaient des canettes et/ou des bouteilles vides.

Mais dernièrement, il m'est arrivé une chose que je ne croyais jamais voir. Alors que je me trouvais sur le chemin Ste-Foy dans le quartier St-Sacrement qui est le quartier où l'on retrouve le plus  de personnes âgées à Québec, une femme d’environ 70 ans est venue me voir pour me demander si je pouvais l’aider, quand je lui ai demandé ce que je pouvais faire, elle m’a dit qu’elle avait besoin d’argent pour manger, je dois avouer que ça fait bizarre, parce qu'on a souvent la perception que les personnes âgées sont supposées être plus riches que jamais.

Mais il n’y a rien de plus faux, puisque selon un article paru dans le magazine «La Quête» de novembre 2008, l’économiste Ruth Rose, en 2005: 32,1% des aïnées tentaient de survivre avec environ 13,700$, alors que le seuil de faible revenu fixé par Statistique Canada était de 18,302$ en 2008.

Pour les femmes vivant cette situation intolérable, ça peut comporter le risque de devenir itinérante à cause des problèmes de violence conjugale quand elle n’est pas familiale.

Pour ce qui est du taux de pauvreté chez les hommes pour la même période, il était de 19,2%.

Je me souviens qu’à une certaine époque, on parlait de «seuil de pauvreté» et maintenant, on parle plutôt «de seuil de faible revenu», pourquoi? Est-ce à cause que ça paraît mieux que pauvreté?

 

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